samedi 14 mars 2015

Yanis et monsieur Gaston - 2


A la fin du premier épisode publié le 19 février dernier, je ne savais pas dans quelle direction poursuivre le récit de cette passion naissante entre le jeune Yanis et son vieux voisin, monsieur Gaston. Allaient-ils continuer à fantasmer l'un sur l'autre ? Yanis allait-il essayer de séduire monsieur Gaston ou serait-ce ce dernier qui prendrait l'initiative d'initier le jeune garçon aux plaisirs du sexe entre hommes ? Vous ne m'avez guère aidé. Je me suis donc laissé guider par une imagination hésitante laissant place aux fantasmes, au désir du jeune garçon de passer aux actes et aux réticences de l'homme mûr conscient des dangers d'un amour illicite.


Il est un peu plus de seize heures ; monsieur Gaston bine un parterre en bord de route devant sa maison, vêtu pour la circonstance d’un vieux débardeur blanc et d’un short fait à partir d’un blue-jean élimé dont il a coupé les jambes. Le soleil de la mi-septembre est encore chaud à cette heure de l’après-midi ; monsieur Gaston transpire, il enlève son débardeur qu’il jette sur la haie. Son torse musclé, velu et bronzé étincelle de sueur. Tout en travaillant, le quinquagénaire guette avec impatience l’arrivée de l’autobus scolaire qui doit ramener le jeune Yanis du collège. Celui-ci arrive enfin et s’arrête devant la propriété de l’homme ; la porte arrière s’ouvre ; le jeune garçon en descend, sac au dos et casquette sur la tête :
- Bonjour, monsieur Gaston !
- Bonjour, Yanis. Tu as passé une bonne journée ?
- Oui. Il a fait chaud aujourd’hui. Dans le bus, c’était étouffant.
- Tu es trop habillé pour la saison.
- Oui, mais il fait plus frais quand je pars le matin.

Le jeune garçon a rejoint le vieil homme qu’il embrasse sur la joue.
- Je suppose que personne ne t’attend chez toi. Tu veux boire quelque chose pour te rafraîchir ?
- Vous avez du coca bien frais ?
- Non, je n’ai que de la bière, de l’eau et du lait dans le frigo.
- Je vais boire de l’eau alors.
- Tu ne veux pas plutôt une bière ? C’est ce qu’il y a de meilleur pour se désaltérer.
- Je ne sais pas, maman ne veut pas que j’en boive.
- Ce n’est pas avec une petite bière que tu vas te saouler. Si tu ne dis rien à ta maman, elle ne le saura pas.
- Oui, je veux bien en boire une.
- Viens, on va s’installer sur la terrasse derrière la maison… à moins que tu ne préfères rentrer dans la cuisine, il y fait plus frais.
- Non, on peut rester dehors, mais je vais un peu me déshabiller si vous le permettez parce qu’il fait vraiment très chaud.
- Oui, bien sûr ; mets-toi à ton aise.

Pendant que monsieur Gaston va chercher les bières dans le frigo, le jeune Yanis se déshabille pour ne garder sur lui que son joli boxer bleu ciel. Il se couche ensuite sur un fauteuil de jardin et ferme les yeux. Il sursaute en sentant quelque chose de froid frôler son ventre. Monsieur Gaston n’a pas résisté à la tentation de surprendre le jeune homme en effleurant son ventre avec le verre de bière glacé.
- Ca va ? Tu te sens mieux ? Plus léger ?
- Oh oui, monsieur Gaston. J’espère que ça ne vous choque pas que j’ai enlevé mon pantalon.
- Pas du tout, pourquoi est-ce que ça me choquerait ? Tu n’es pas beaucoup plus déshabillé que moi.
- C’est ce que j’ai pensé. Ce n’est pas comme si je m’étais mis complètement tout nu.
- C’est sûr que si tu te mettais complètement tout nu, ce serait très différent. Ha ha ha ! Santé !
- Santé !
Le jeune garçon boit son verre de bière d’une seule traite, comme s’il s’agissait d’un simple verre d’eau.
- Dis donc, pour quelqu’un qui ne boit jamais de bière, tu as une belle descente ! Tu aimes ?
- Ben, c’est très amer. Je préfère le coca, mais j’avais soif et ça fait du bien.
- Tu en veux une autre ?
- Non, sinon je vais être saoul et je me ferai engueuler. Si maman savait que j’ai bu une bière, qu’est-ce que je prendrais !
- Tu veux une crème glacée ? J’ai des Magnum et des Cornetto.
- Humm, je prendrai volontiers un Magnum.
- Très bien, moi aussi, je vais chercher ça. Tu n’as pas de devoirs à faire, des leçons à étudier ?
- Si mais ce sera vite fait, j’en ai à peine pour un quart d’heure, tout au plus vingt minutes.
- Tu peux faire ça ici quand on aura mangé les Magnum. Pendant ce temps-là, je terminerai mon travail au jardin. Et ensuite, je te contrôlerai ton devoir et ferai réciter tes leçons.

Tout en suçant son Magnum, Yanis demande à monsieur Gaston s’il fait parfois du cheval.
- Non, je n’en ai jamais fait. Pourquoi ?
- Parce qu’on a des chevaux et je pensais qu’on pourrait faire du cheval ensemble. Je croyais que vous en aviez déjà fait.
- Qu’est-ce qui pouvait te le faire croire ?
- Parce que j’en ai rêvé cette nuit.
- Tu as rêvé qu’on faisait du cheval ensemble ?
- Oui. C’était un rêve très bizarre.
- Bizarre ? Pourquoi ?
- Je ne sais pas si je peux vous le dire, c’était très spécial.
- Oui, tu peux me le dire. Tu en as trop dit ou pas assez…
- Il faut me jurer de ne pas vous fâcher.
- Je ne vais pas me fâcher pour un rêve.
- Et de ne rien dire à personne.
- Je serai muet comme une tombe. Alors, ce rêve, c’était quoi ?
- Eh bien, on était tout nu sur le cheval, tu avais la zigounette dressée en l’air, toute raide, je la regardais se balancer et ça me faisait rire ; moi aussi j’avais la zigounette toute dure qui se balançait.
- Dis donc, tu fais des rêves très cochons, toi. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?
- Eh bien, j’avais besoin de pisser, alors on est descendu de cheval, on s’est mis l’un à côté de l’autre pour pisser, je regardais le pipi qui sortait de ta zigounette, puis j’ai commencé à pisser et alors je me suis réveillé. J’étais tout mouillé.
- Tu as fait pipi au lit ?
- Non ce n’était pas du pipi.
- Ce n’était pas du pipi ? C’était quoi alors ?
- Ben, tu sais bien… le jus qui sort de la zigounette quand on joue avec.
- Non, je ne sais pas. Tu joues beaucoup avec ta zigounette ?  Il y a du jus qui sort dehors ?
- Ne fais pas l’innocent, tu sais bien de quoi je parle.
- Mais non, je ne sais pas. Comment veux-tu que je sache, je ne joue jamais avec ma zigounette.
- Mais si, c’est le jus qui sort de la zigounette du papa et qu’il met dans la maman pour avoir des enfants.
- Comment veux-tu que je sache. Je ne suis pas marié, je n’ai pas de femme et je n’ai jamais eu d’enfant.
- Vous vous moquez de moi. Vous m’avez dit hier que vous avez eu un ami.
- Oui, j’ai vécu avec un ami. Ca n’a aucun rapport.
- Que vous dites ! Mais vous dormiez avec lui…
- Oui
- Donc vous faisiez avec lui comme avec une femme, sauf que vous lui mettiez votre zigounette dans le cul au lieu de la mettre devant.
- Hé hé, tu en sais des choses, toi.
- Il ne faut pas me prendre pour un idiot. J’en ai marre que vous vous moquez de moi. Je retourne chez moi !
- Ne te fâche pas ! Je ne me moquais pas de toi, je te taquinais. Ce n’est pas la même chose. On ne taquine que les gens qu’on aime bien, et toi, je t’aime beaucoup. Viens, donne-moi un bisou.
- Moi aussi, je vous aime beaucoup mais je n’aime pas qu’on se moque de moi ni qu’on tourne à la blague tout ce que je raconte.
- D’accord. Voilà ce que je te propose. Tu fais tes devoirs et tu révises tes leçons ; pendant ce temps-là, je termine mon travail ; ensuite, nous parlerons de tout cela sérieusement.

La conversation a mis l’homme mature sens dessus dessous. Son sexe est gonflé sous le short dont le tissu, élimé à l’entrejambe et tendu par l’érection, laisse apparaître un gland humide caché par un slip jaune. Cela n’échappe pas au jeune garçon qui commence lui aussi à bander. Mais, l’homme est déjà parti. Yanis s’installe à la table de la terrasse, sort les cahiers de son sac et commence son devoir, une main tenant le stylo, l’autre plongée dans le boxer pour caresser la zigounette en chaleur. Le devoir est vite expédié et les leçons tout aussi rapidement étudiées. Il a terminé quand monsieur Gaston revient près de lui en lui. Il jette un œil sur le devoir ; il est bien présenté, écris très lisiblement, et tout semble correct.
- Tu m’as l’air d’être un bon élève.
- Le meilleur. J’apprends vite et je retiens tout très facilement. Vous pouvez vérifier si vous voulez. Vous pouvez ouvrir mes cours n’importe où et m’interroger.
- Je te fais confiance. Veux-tu que nous parlions sérieusement ?
- Oui, à quel sujet ?
- De ton rêve et de ma réaction qui t’a fait croire que je me moquais de toi.
- J’ai bien compris. Je vous ai mis mal à l’aise et c’est pour cela que vous avez fait l’innocent. Je suis désolé, je n’aurais pas dû vous le raconter.
- Ne t’excuse pas, c’est moi qui ai réagi comme un imbécile. Je reconnais que tu m’as perturbé tout à l’heure, mais nous pouvons en parler entre hommes maintenant.
- D’accord, monsieur Gaston.
- Arrête de m’appeler monsieur et de me vouvoyer. Appelle-moi Gaston tout simplement sinon je vous appellerai monsieur Yanis.
- Bien Gaston Tout simplement.
- Est-ce que je peux te demander pourquoi tu as voulu me raconter ton rêve ?
- Parce que je trouvais ça marrant et que je pensais que ça vous amuserais aussi. En même temps j’avais prévenu que c’était bizarre et tu avais promis de ne pas te fâcher.
- Je ne me suis pas fâché. C’est toi qui as été fâché de ma réaction.
- Parce que je pensais que tu réagirais autrement, que ça te plairait aussi de nous imaginer nus tous les deux.
- C’est bien ce que j’ai cru comprendre, ça te plait de nous imaginer nus tous les deux.
- Oui, pas toi ?
- C’est-à-dire que…  comment t’expliquer ?
- Ne tourne pas autour du pot. Ca te plairait à toi aussi, d’ailleurs j’ai bien vu que ta zigounette était gonflée quand on a parlé de ça tout à l’heure. Tiens regarde, elle recommence à gonfler. Tu peux bien le reconnaitre. D’ailleurs la mienne aussi elle gonfle, regarde. Ca veut quand même bien dire quelque chose !
- D’accord, je le reconnais. Tu me plais énormément, tu me fais beaucoup d’effet, et j’aimerais me trouver nu avec toi pour te faire de gros câlins. Mais tu es un garçon intelligent et tu sais très bien que c’est impossible.
- Parce que je suis trop jeune ?
- Parce que tu es trop jeune et moi trop vieux, et que je pourrais avoir de gros ennuis, être condamné à la prison, et ne plus jamais pouvoir t’approcher.
- Parce que tu crois que je serais assez bête pour en parler à quelqu’un. Tu ne me fais pas confiance, c’est ça ?
- Si je te fais confiance mais tu es encore très jeune et je ne sais pas si tu es déjà prêt pour ça.
- Prêt pour te voir nu ? Je ne vois pas pourquoi il faudrait que je me prépare tout spécialement pour ça.
- Le problème, c’est qu’on commence par se mettre tout nu et qu’ensuite on fait d’autres choses et on ne sait finalement pas où ça peut s’arrêter.
- Je comprends surtout que tu n’es pas prêt pour te mettre tout nu devant moi et que tu as peur de me montrer ta zigounette. Moi, je n’ai pas peur de te montrer la mienne. Tiens, regarde !

Sans aucun complexe, Yanis baisse son boxer exhibant un joli sexe en érection qu’il décalotte sous les yeux excités de vieux Gaston.
- Qu’est-ce que tu en penses ? Elle n’est pas belle ma zigounette ?
- Si elle est très jolie, elle me plait beaucoup.
- Tu me montres la tienne ?
- Non, je ne suis pas prêt pour cela. Remets ton boxer, s’il te plait.
- Si tu veux, mais je trouve que tu n’es pas sympa avec moi. Je croyais que tu m’aimais et que tu en avais envie aussi.
- Ce n’est pas le problème. Je t’aime beaucoup mais je crois que tu vas trop vite en besogne. Laisse-moi le temps de réfléchir à tout ça.
- Comme tu veux mais tu ne dois pas avoir peur. Tu peux me faire confiance. Je n’en parlerai à personne.
- D’accord, je vais y réfléchir. Donne-moi un bisou.
- Je crois qu’il est temps que je rentre chez moi avant que maman ne revienne. Demain, c’est mercredi, je peux venir passer l’après-midi ? Je travaillerai avec toi dans le jardin si tu veux.
- Oui, bien sûr, tu peux venir quand tu veux.

Aussitôt Yanis parti, Gaston se précipite dans la salle de bain pour se branler en pensant à ce jeune ami auquel il sait qu’il ne pourra pas résister longtemps.

Pendant ce temps, Yanis tourne la clé dans la serrure de la porte d’entrée de sa maison. Il entre et referme la porte derrière lui, monte les escaliers quatre à quatre, entre dans sa chambre, se déshabille et, tout en regardant en direction de la maison de Gaston, il se branle en imaginant que son vieux voisin fait de même devant lui.


Que se passera-t-il dans le troisième épisode ?

  • Gaston cédera-t-il aux avances de son jeune voisin ou la résistance à la tentation sera-t-elle plus forte ?
  • Yanis acceptera-t-il de patienter plus longtemps, se lassera-t-il de ce vieux qui ne veut pas lui céder ou exercera-t-il un chantage sur lui pour le faire céder ?

A vous d'en décider... peut-être.


Je vous souhaite un bon weekend !

8 commentaires:

  1. Bonjour Mister Damien!

    Encore un magnifique épisode de ta fiction que tu illustres toujours avec grande réussite!

    Je te souhaite une belle et bonne journée et qu'il en soit tout autant pour ton week-end!

    Bisous

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    1. Merci beaucoup, Mister Otpi-mix-tic.

      A toi aussi, je souhaite une bonne journée et un très agréable weekend.

      Bisous.

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  2. Ce récit me plait beaucoup. Ce monsieur Gaston est un bel allumeur. Il fait tout pour exciter le jeune Yanis tout en lui refusant ce qu'il l'incite à demander. C'est lui qui mène le jeu et il baisera avec Yanis quand il le décidera et comme il le voudra. J'ignore si ce sera dans le prochain épisode ou plus tard.

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    1. Bonsoir Kalinours,

      Je vois que tu es un fin psychologue et que tu as démasqué les intentions perverses de monsieur Gaston :)

      En réalité, je n'avais pas envisagé l'histoire sous cet angle-là. Je voyais plutôt Gaston comme un homme tiraillé entre le désir de baiser avec Yanis et la peur d'être poursuivi en justice, d'où ses hésitations, un pas en avant en mettant une tenue provocante et un pas en arrière en rejetant le garçon quand celui-ci veut aller plus loin.

      J'imaginais Gaston comme une souris qui tourne autour d'un fromage en se demandant comment le manger sans se faire écraser par le piège. Ton commentaire me le fait imaginer comme un chat qui joue avec la souris avant de la croquer pour de bon. Les deux options me paraissent intéressantes pour la suite.

      Bonne fin de soirée et bon début de semaine.

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  3. #3 & #4 dois je dire pourquoi?

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    1. Hé hé, non, mon ami Xersex, ce n'est pas nécessaire de dire pourquoi les photos #3 et #4 te plaisent. Je le sais parfaitement tout comme je sais pourquoi je les ai publiées :)

      Bonne semaine.

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  4. encore un magnifique épisode qui m'a beaucoup fait bander, j'espère que dans le prochain Gaston va franchir le pas et que Yanis sera comblé (et moi aussi) , alors vivement la suite et bon dimanche.

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    1. Bonjour Kevin.

      Je suis heureux de t'avoir fait bander. Je ne sais pas encore ce que Gaston fera dans le prochain épisode mais j'espère trouver de quoi te combler.

      Bonne fin de weekend, bon début de semaine - Bisous.

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