jeudi 23 juillet 2015

Fantasmes incestueux, de la culpabilité à la maturité.


Les témoignages ne manquent pas de gens qui disent avoir connu l'inceste dans leur enfance ou leur adolescence et en être resté traumatisés.

J'ai moi-même reçu des témoignages de gars qui disent avoir été initiés par leur père dès l'âge de la puberté. La plupart de ces gars me disent avoir aimé ces moments d'intimité sexuelle avec leur père qui les excitaient beaucoup, en garder d'excellents souvenirs et ne rien regretter. Toutefois, tous s'accordent à dire que ces relations sexuelles avec leur père au début de leur adolescence les ont quelque peu perturbés malgré tout. Ils me disent avoir finalement trouvé leur équilibre et vivre une homosexualité épanouie mais après une difficile acceptation de soi et un long périple intérieur.


Le traumatisme ou au minimum la perturbation de la toute grande majorité des enfants et adolescents qui ont connu l'inceste avec leur père ou un autre adulte de la famille est compréhensible et ne m'étonne pas du tout, surtout si cet inceste n'était pas désiré. Mais, même si l'inceste était désiré ou s'il procurait un plaisir intense au jeune adolescent, la perturbation qui en découle ne m'étonne pas.

Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, je n'ai pas eu de relation incestueuse avec mon père, mais je le désirais intensément. Ce n'est pas faute d'avoir essayer d'aguicher mon père en exhibant devant lui mes érections matinales dans le plus simple ou en me touchant ostensiblement. Je suis allé jusqu'à lui demander ouvertement de me montrer son sexe pour comparer avec le mien et de me montrer comment il fallait se branler (au début mes désirs sexuels était très limités). Ses réponses m'ont vite permis de comprendre que c'était peine perdue et qu'il était inutile d'insister. Ce n'est pas que papa se soit fâché, qu'il m'ait engueulé ou puni sévèrement. Ce n'était pas du tout son genre. Au contraire, il est toujours resté calme et plutôt compréhensif mais ses réponses étaient fermes et définitives. C'était ainsi et ça ne se discutait pas. D'après lui, les pulsions sexuelles étaient normales à mon âge, mais je devais les gérer seul dans l'intimité de ma chambre et à l'abri de tout regard.

Les relations avec mon père n'étaient donc que dans mes fantasmes (et elles y sont encore). Pourtant, cela ne m'a pas empêché de culpabiliser et d'être perturbé par mes désirs incestueux. La culpabilité était telle que, s'il arrivait quelque chose de fâcheux à mon père, comme par exemple rater un contrat important pour lui, je pensais que c'était de ma faute, une punition du ciel à cause de mes pensés incestueuses.

Ainsi, si les seules pensés incestueuses me perturbaient, j'aurais certainement culpabilisé davantage si j'avais pu mettre mes fantasmes en pratique. Mais, on ne peut pas vivre perpétuellement dans la culpabilité.

Apprendre que je n'étais pas le seul à avoir de tels fantasmes m'a beaucoup aidé. Ensuite, je me suis posé des questions, non seulement sur soi-même, mais aussi sur les principes qui nous sont inculqués, je me suis interrogé sur les fondements de ces principes sans me contenter des réponses qui n'en sont pas, du genre "parce que c'est comme ça" ou "parce que ça ne se fait" "ou encore "parce que c'est interdit depuis la nuit des temps" ou parce qu'un dieu que personne n'a jamais vu ni de près ni de loin aurait soi disant dit que c'était interdit. Et puis, j'ai relativisé, je me suis dit que les fantasmes n'ont jamais tué personne mais qu'au contraire ils m'aidaient à me faire beaucoup de bien. Puis enfin, j'ai sublimé en se disant que ce qui n'était pas possible avec mon père pouvait le devenir avec un père de substitution, un homme ayant plus ou moins l'âge de mon père et acceptant de faire avec moi ce que mon géniteur ne pouvait pas faire.

Tout compte fait, je pense que tout cela aide à avoir une plus grande ouverture d'esprit. Ne pas entrer dans le moule des gens "normaux" incite à remettre en question les dites normes, à les critiquer et les relativiser, et aussi à être plus compréhensif envers ceux qui pensent et vivent différemment des autres.

Ainsi donc, après la culpabilité et les perturbations de l'adolescence focalisées essentiellement sur mes désirs incestueux, je pense avoir maintenant acquis une maturité toute particulière dont je n'ai pas à rougir mais mais dont je peux plutôt me réjouir. En effet, sans cela, je serai sans doute devenu un adulte banal, coulé dans le moule imposé par la société, regardant la vie avec des ornières, vivant la monotonie du train train quotidien entre une femme et des mioches :)  









Bonne journée à tous !

11 commentaires:

  1. Bonsoir à tous
    Superbes photos, mais je n'aime pas l'image animée. Le mec qui se fait mettre à l'air de porter une jupe et des bas et je n'en vois pas l’intérêt. Mais bon il y en a qui aime.

    Je suis de retour après quelques temps à avoir abandonné mes visites sur le blog. J'ai pris quelques jours de congé plus quelques jours de récup pour prolonger. J'allais pas mal à la plage (à une cinquantaine de chez moi à faire le trajet tous les jours à l'aller et au retour, mais quand on aime on ne compte pas).
    Je passe aussi beaucoup de temps chez Philippe et peu à mon appart (on a dû dormir chez moi deux fois seulement depuis ma dernière intervention). Philippe ne me laisse pas trop utiliser son ordi (toujours l'histoire que je ne dors pas assez à ses yeux), c'est une des raisons pour laquelle je n'ai pas mis de commentaires ces temps-ci même quand je suis venu sur le blog deux ou trois fois.
    L'autre raison était que j'avais pas envie de commenter tout simplement.
    Mes parents m'ont contacté pour que je leur donne des nouvelles. Ils s'inquiétaient. Mais depuis que je me suis fait engueuler quand je leur ai dit pour Philippe et moi, je ne les appelait plus et ne répondait pas à leurs appels. Finalement ce sont les messages de ma sœur et de mon petit frère qui m'ont décidé à répondre à mes parents. Mon petit frère me disait qu'il n'était pour rien dans ce qu'il s'était passé alors il me demandait de lui donner des nouvelles. C'est ce que j'ai fait et du coup mes parents m'ont appelé et j'ai répondu. Mes parents semblent avoir digérés pour moi et Philippe. Ils ne sont toujours pas d'accord pour le recevoir pour l'instant parce qu'ils ont besoin de temps pour cela car ils ne sauraient pas trop quoi lui dire. C'est trop frais pour eux. J'ai donc espoir qu'un jour tout s'arrange. Cela dit Philippe n'est pas pressé non plus car il n'aura pas les mêmes rapports avec eux qu'auparavant et lui non plus ne sait pas trop comment cela se passera.
    Son fils Loïk va venir passer quelques jours de vacances au mois d'aout avec sa copine. Je suppose que tout lui sera dit à ce moment là. Il logera chez sa mère.
    Sinon rien de bien nouveau.

    Je vous embrasse

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    1. Bonsoir Corentin.

      Merci de nous donner régulièrement de tes nouvelles. Il n'y a rien d'urgent à ce que tes parents et Philippe se rencontrent. Il faut laisser du temps au temps. L'essentiel, et je m'en réjouis, c'est que tes parents acceptent tes choix, même si ce n'est pas ce qu'ils auraient souhaité pour toi. Tout me semble maintenant en bonne voie, il est évident que toute ta famille veut garder le contact avec toi et qu'ils t'aiment tous beaucoup.

      Moi non plus, je ne suis pas très souvent sur internet pour le moment. Il faut pouvoir déconnecter de temps en temps :)

      Bonne fin de soirée - Bisous à toi et Philippe.

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    2. Bonsoir Corentin
      J'aime beaucoup suivre tes commentaires et ton histoire d'amour avec Philippe. Mon mari, Axel, et moi pensons que votre histoire à tous les deux est une vrai histoire d'amour comme la notre. C'est pour cela qu'elle nous plait.
      Tu as peut être lu mon commentaire il y a quelques semaines suivant l'article concernant le mariage de François N et son mari Lionel.
      On t'embrasse

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    3. Bonsoir Txomin

      Il n'y a pas de doute que l'histoire de Corentin et Philippe est une vraie histoire d'amour que nous sommes nombreux à apprécier. C'est pourquoi nous sommes toujours heureux de recevoir de leurs nouvelles.

      Bonne fin de soirée - Bisous à toi et à Axel.

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    4. Bonsoir ZobàDada, bonsoir Txomin

      Je vous remercie pour les choses gentilles.

      Txomin, oui, j'avais lu ton commentaire datant de quelques semaines. Si j'ai bien compris tu étais en couple avec ton mec mais vous vous êtes tous les deux mariés avec une femme avant de vous retrouvez et de vous marier ensemble après avoir divorcés de vos femmes. C'est bien çà ?

      Txomin, c'est un nom d'origine asiatique je suppose ?

      Je vous embrasse A+

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    5. Salut Corentin

      Tu as bien compris, c'est bien çà.
      En fait, Axel et moi, on se connait depuis l'âge de 16 ans. On a commencé à sortir ensemble à ce moment là jusqu'à nos 20 ans. On avait chacun une petite amie pour cacher notre homosexualité. On était un peu honteux.
      Après que l'on se soit séparé, on ne s'est plus vu pendant quelques temps. On sortait avec des filles chacun de notre côté mais aussi quelques rencontres masculines. Puis on s'est retrouvé, re-séparé puis encore retrouvé puis re-séparé. Ensuite on s'est marié mais là encore avec des rencontres masculines de temps en temps. Et on a réalisé que l'on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre et nous avons recommencé à sortir ensemble à l’insu de nos femmes. Avec des hauts et des bas car il nous arrivait de nous disputer par jalousie envers d'autres mecs, nos femmes ou parce qu'on ne se voyait pas suffisamment. On a réussi à régler le problème en divorçant et en assumant notre relation au grand jour.
      Et on s'est mariè. Et c'est la meilleure décision que nous avons prise.

      Quant à mon prénom, ce n'est pas un prénom asiatique et je n'ai pas les yeux bridés.
      Txomin est un prénom basque (je suis né à Bayonne de parents basques) qui est l'équivalent du prénom Dominique.

      Je t'embrasse
      A bientôt

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    6. Bonsoir Txomin,

      Merci pour ces précisions et ce témoignage. Si je comprends bien, entre toi et Axel, c'est un amour de toujours. Vous avez pris quelques chemins détournés mais finalement vous vous êtes retrouvés.
      Ah, s'il n'y avait pas autant d'homophobie ! Tout aurait certainement été plus simple pour vous. Mais, en même temps, ce sont ces embûches qui encombrent le chemin qui renforcent les liens entre ceux qui s'aiment.

      Bonne fin de soirée - Bisous.

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    7. Bonsoir ZobàDada

      Tu as sans doute raison. Nous avions peut être un peu peur de l'homophobie mais en ce qui me concerne mes parents avaient compris depuis longtemps que j'étais attiré par les garçons. Ils étaient plutôt étonnés de me voir sortir avec des filles et ensuite me marier. Ils s'étaient fait à l'idée que je puisse être bisexuel mais ils ne m'en parlaient pas car je ne leur avais jamais rien dit. En vérité, je n'étais pas vraiment bisexuel, j'étais homo et je me mentais à moi même (et aux autres par la même occasion). C'est au moment de ma séparation d'avec ma femme que je leur ai dit que j'étais homo. Et là, il m'ont répondu qu'ils avaient toujours su que j'avais l'attirance pour les garçons mais que finalement ils me pensaient bi. J'ai vraiment eu un choc d'entendre çà. Mais cela a facilité les choses pour la suite.
      Quant à Axel, il avait préféré ne rien dire car ayant un frère ainé homo qui s'était fait un peu rejeter par sa famille (en particulier par leur mère) à cause de cela, il n'avait pas envie de subir le même sort. Ensuite sa mère est morte et tout s'est arrangé entre son frère ainé et leur père qui a changé d'opinion au sujet de l'homosexualité de son fils ainé. Trop tard pour Axel qui s'était déjà marié avec sa femme et qui a donc continué à cacher sa véritable nature jusqu'à son divorce.
      Mais tout ceci est du passé et on a pu se retrouver et aller de l'avant. On a nos enfants aussi et cela ne peut donner de regrets.

      Bonne nuit Bisous

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    8. Re-bonsoir Txomin,

      A mon avis, le problème de l'homophobie ambiante, ou tout du moins de la société hétéronormée dans laquelle on vit, c'est que nous avons nous-mêmes tendance à l'intégrer quand nous sommes ados et que nous sommes souvent les premiers à vouloir nier notre propre homosexualité en essayant de nous convaincre que ce n'est qu'une étape dans notre évolution et que ça nous passera si nous sortons avec des filles et mieux encore si nous nous marions. Bien sûr, tout le monde ne suit pas ce schéma mais je pense qu'il y en a quand même beaucoup qui s'y laissent prendre.

      Pour Axel, ce ne devait pas être évident si son frère s'était fait rejeter par ses parents à cause de cela. Il ne pouvait qu'essayer d'entrer dans le moule pour ne pas connaître le même sort que son frère.

      Le mariage hétéro a au moins eu cela de positif pour vous que vous avez pu ainsi avoir des enfants. C'est une grand bonheur que nous ne pouvons pas connaître, surtout si vos enfants acceptent votre nouvelle vie.

      Bonne fin de soirée - Bisous.

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  2. voilà à nouveau chez moi! je vais nettoyer la dernirère queue!

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    1. Les vacances sont toujours trop courtes. Mais, heureusement, il te reste encore le weekend que je te souhaite très bon.

      Bonne journée - Bisous.

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