dimanche 19 juillet 2015

L'inceste, fantasmes et réalités


Comme vous le savez, l'inceste n'est pour moi qu'un fantasme que mon père n'a jamais accepté de réaliser. Si j'ai tenté de séduire mon père quand j'étais un jeune ado à peine pubère, je suis à présent redescendu les deux pieds sur tête et j'ai abandonné l'idée de baiser avec mon géniteur. Mes fantasmes incestueux continuent à m'exciter au plus haut point mais je les réalise avec des hommes âgés qui n'ont aucun lien de parenté réel avec moi, même si je les appelle "papa".


Si l'inceste est généralement considéré comme un tabou absolu depuis la nuit des temps et dans la quasi totalité des civilisations, il n'en est pas moins une réalité pas aussi exceptionnelle qu'on ne peut l'imaginer.

Ainsi, un sondage réalisé en 2009 indiquait que 3% des Français, soit 2 millions de personnes étaient victimes d'inceste. Ce sondage ne parlant que des victimes, c'est-à-dire des personnes ayant subi un inceste sans y consentir, on peut logiquement conclure que le nombre de Français concernés par les relations incestueuses est beaucoup plus important.

Par ailleurs, le Conseil de l'Europe estime qu'un enfant de moins de 18 ans sur cinq est victime de violences sexuelles, dont 70% à 80% sont commises au sein de la sphère familiale.


Parmi les justifications avancées pour justifier l'interdit de l'inceste, on invoque souvent les risques biologiques liés à la consanguinité. S'il est vrai que l’inceste entraîne un danger biologique pour des familles présentant un risque de maladies génétiques, après plusieurs générations, l'inceste aurait pour effet de réduire considérablement les risques de maladies génétiques rares dans le cas où ces maladies diminuent le taux de reproduction. Il est donc faux, contrairement aux idées reçues, de dire que l'inceste est dangereux pour l'espèce sur un long terme. Ajoutons qu'avec les moyens de contraception modernes et les techniques médicales permettant de déceler les maladies génétiques avant la naissance de l'enfant, ces risques biologiques liés à la consanguinité sont désormais évitables.

Et puis, quand il s'agit de relations homosexuelles, les risques de reproduction sont nuls et ne doivent donc pas être pris en considération pour justifier une interdiction de l'inceste.


On invoque aussi la psychanalyse pour justifier l'interdit de l'inceste. Pour Freud, la prohibition est jugée comme nécessaire au maintien de la hiérarchie entre générations, de la discipline et de la cohésion familiale ainsi que pour éliminer tensions, jalousies et compétitions au sein de la famille.

Cet argument est peut-être pertinent mais il ne me convainc guère. Le mal est fait et l'inceste ne me semble pas en être la cause. Notre société actuelle n'a pas eu besoin de l'inceste pour mettre à mal la hiérarchie entre les générations, la discipline et la cohésion familiale.


Certains ont cherché une justification dans l'anthropologie et disent que l'interdit de l'inceste fonde la société humaine car il oblige les hommes à nouer des relations avec des étrangers. Du fait de cet interdit, les hommes ne peuvent en effet fonder de famille avec leurs sœurs et doivent donc trouver des femmes hors de leur communauté. L'argument tient bien sûr aussi pour les incestes homosexuels mais, dans la mesure où la sexualité actuelle est davantage ludique et récréative que reproductive, rien n'empêche de s'amuser en famille et de s'ouvrir aussi au plaisirs partagés avec des étrangers.

Ce argument ne me convainc pas davantage que celui de la psychanalyse. La société actuelle connaît une vague de repli sur soi, de nationalisme et de xénophobie qui ne doit rien aux incestueux.


Dura lex sed lex, signalons que l'inceste, même entre adultes consentants, est condamné dans de très nombreux pays. Nous pouvons fantasmer tant que nous voulons mais il nous est interdit de pratiquer.

  • L'article 213 du code pénal suisse (livre deuxième, titre sixième) condamne clairement l'inceste en ces termes : « L’acte sexuel entre ascendants et descendants, ou entre frères et sœurs germains, consanguins ou utérins, sera puni de l’emprisonnement. Les mineurs n’encourront aucune peine s’ils ont été séduits ».
  • Au Canada, l'article 155 du code criminel définit l’inceste comme suit : « Commet un inceste quiconque, sachant qu’une autre personne est, par les liens du sang, son père ou sa mère, son enfant, son frère, sa sœur, son grand-père, sa grand-mère, son petit-fils, sa petite-fille, selon le cas, a des rapports sexuels avec cette personne ».
  • Le code pénal italien établit (art. 564) la réclusion de un à cinq ans pour ceux qui commettent l'inceste avec un descendant, un ascendant, ou un parent affilié en ligne directe (i.e. un frère ou une sœur). Si l'inceste est commis par une personne majeure envers un mineur, la peine est augmentée pour la personne majeure. Le parent (père ou mère) condamné pour inceste perd la tutelle légale du mineur et peut subir un divorce non consensuel.



En France comme en Belgique, le délit d'inceste n'existe pas. Cependant, le Code pénal reconnaît comme circonstance aggravante le fait qu'une agression sexuelle, une atteinte sexuelle ou un viol sur un mineur soit commis par un « ascendant légitime naturel ou adoptif ou toute personne ayant autorité sur la victime ». Les relations incestueuses avec un mineur, même si celui-ci est consentant, sont donc bel et bien interdites.

C'est tout neuf, ça vient de sortir, signalons que l’article 222-31-1. adopté le 12 mai 2015 par l'Assemblée nationale qualifie d’incestueux les agressions sexuelles et les viols commis sur un mineur par :

  1. Un ascendant ;
  2. Un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu ou une nièce, si cette personne a sur le mineur une autorité de droit ou de fait ;
  3. Son tuteur ou la personne disposant à son égard d’une délégation totale ou partielle d’autorité parentale ;
  4. Le conjoint ou l’ancien conjoint, le concubin ou l’ancien concubin d’une des personnes mentionnées aux 1° à 3° ou le partenaire ou l’ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité avec l’une des personnes mentionnées aux 1° à 3°, s’il a sur le mineur "une autorité de droit ou de fait". 


 Toutes ces précisions apportées pour éclairer le débat, j'en viens au commentaire qu'Aymeric a déposé sur l'article du mardi 30 juin :
Autant les plans cul gays incestueux entre des frangins ou entre cousins ne me choquent pas du tout, j'ai un peu plus de mal avec l'inceste gay avec un oncle ou son propre papa. Mais pourquoi pas après tout ?
Par contre, je suis assez (très) mal à l'aise avec l'inceste entre membres hétéros d'une même famille. Je dirais même que cela me dégoute un peu. J'en suis désolé car je ne veux pas être désagréable.
Je n'ai jamais eu moi-même ce genre de relation, à part avec un cousin quand j'étais adolescent, donc je ne peux pas vraiment en avoir une idée précise, mais suffisante tout de même pour savoir qu'un inceste hétéro me dégoutte.
Je suis pourtant bisexuel depuis toujours mais il ne m'est jamais venu à l'idée de baiser une femme de ma famille.

Vous le savez, nous n'hésitons pas sur ce blog a aborder librement, sans tabou ni langue de bois, ce sujet délicat. N'hésitez donc pas à donner votre avis sur cette question.

  • Que pensez-vous de l'inceste ? Ne doit-il s'agir que d'un fantasme ou peut-on aussi passer à la pratique ?
  • Pensez-vous que l'interdit qui pèse sur les relations incestueuses se justifie ou qu'il s'agit d'un héritage désuet d'une morale du passé ?
  • Pensez-vous que l'inceste homosexuel et l'inceste hétérosexuel ne doivent pas être traités de la même manière ?
  • Pensez-vous que l'inceste entre personnes de la même génération (frères, cousins, ...) et l'inceste entre des personnes de générations différentes ne doivent pas être traités de la même manière ? 
  • ...



Bon dimanche à tous - Bisous !

34 commentaires:

  1. Bonjour Dada ,

    Concernant ton article je n'ai vraiment pas d'opinions sur le sujet , n'ayant jamais été attiré par mon père qui m'a toujours ignoré !

    Je pense juste que pour vivre pleinement ce phantasme il faut les assumer à l'abri des puritains !

    Bon dimanche à Toi aussi , pour ma part cela s'effectuera une fois de plus au travail.

    Bisous

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    1. Bonjour Melvin,

      Je suis bien d'accord avec toi, il vaut mieux être très discret quand on vit des relations incestueuses, que ce qui se passe entre les murs de la maison n'en sorte pas, si on souhaite ne pas avoir d'ennui avec un entourage qui pourrait pourrir la vie pour la seule raison qu'on ne vit pas comme eux et qu'on ne se soumet pas à leurs règles morales. C'est en effet plus facile de tabasser des voisins que de se demander si les règles qu'on suit aveuglément sont justifiées.

      Bonne journée - Bisous.

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  2. pour moi, pas de problèmes avec l'inceste! Je suis tout avec les frères jumeayx incestutux Milo & Eliah Peters.

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    1. Bonjour Xersex et merci pour ton avis.

      J'espère que tu as passé un bon dimanche bien juteux dans ton sexe-club et que tu es repu de lait d'homme pour toute la semaine :)

      Bisous.

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    2. probablement que je l'ai déjà dit, si je avais un frère gay comme moi, et entre nous il y avait une attraction sexuelle mutuelle, rien ne me empêcherait d'avoir des relations sexuelles avec lui. Je suis sûr que cela arrive beaucoup plus souvent qu'on ne l'imagine.

      peu de jus hier, mais mon jus a été avalé bien volontiers!

      merci pour ton commentaire ici:

      http://menforxersex.blogspot.it/2015/07/xersex-on-holidays-en-vacances.html

      à bientôt mon Damien!

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    3. Bonjour Xersex

      En effet, tu l'avais déjà dit et ton goût pour les frères Peters va dans le même sens :)

      Je te souhaite de très bonnes vacances avec beaucoup de jus.

      Bisous.

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  3. Je ne te cache pas qu'au début où j'ai découvert ton blog j'étais très mal à l'aise avec cet inceste, mais tes différents articles (fantasmes, témoignages (les tiens comme ceux de tes lecteurs)) m'a permis une certaine ouverture même si j'ai parfois du mal encore avec certains articles...

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    1. Je comprends très bien de l'évocation de tels fantasmes, et encore plus de telles pratiques, puissent provoquer un grand malaise. Je t'avoue que, lorsque j'étais jeune ado, je culpabilisais d'avoir de telles idées à propos de mon père ; j'aurais sans doute culpabilisé davantage encore si j'avais pu mettre mes fantasmes en pratique. Mais, on ne peut pas vivre perpétuellement dans la culpabilité. Apprendre que je n'étais pas le seul à avoir de tels fantasmes m'a beaucoup aidé. Ensuite, on se pose des questions non seulement sur soi-même mais aussi sur les principes qui nous sont inculqués, on s'interroge sur les fondements de ces principes sans se contenter des réponses qui n'en sont pas, du genre "parce que c'est comme ça" ou "parce que ça ne se fait" "ou encore "parce que c'est interdit depuis la nuit des temps" ou parce qu'un dieu que personne n'a jamais vu ni de près ni de loin aurait soi disant dit que c'était interdit. Et puis, on relativise, on se dit que les fantasmes n'ont jamais tué personne mais qu'au contraire ils aident à se faire beaucoup de bien, et enfin, en tout cas en ce qui me concerne, on sublime en se disant que ce qui n'est pas possible avec son père peut le devenir avec un père de substitution.
      Bref, tout cela aide à avoir une grande ouverture d'esprit, du moins je le pense, et à être plus compréhensif envers ceux qui pensent et vivent différemment.
      Je ne te cache pas qu'il m'arrive aussi d'être mal à l'aise avec certains témoignages ou avec certaines pratiques racontées ici. Je pourrais bien sûr les censurer mais je m'y refuse autant que possible. Je n'ai censuré un commentaire qu'une seule fois parce que son auteur insultait les personnes qui s'exprimaient sur le blog. J'ai aussi mis de côté un long article qu'un ami du blog m'a envoyé récemment et je lui en ai donné la raison, c'était un peu trop hétéro et donc peu adapté à l'esprit du blog. Mais, à part cela, je préfère ne pas censurer car je pense que je dois accepter les opinions et pratiques des autres si je veux que les autres acceptent les miennes.

      Bonne fin de journée et bonne semaine - Bisous.

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  4. Voilà une question bien compliquée et j'avoue ne pas être suffisamment qualifié pour donner un avis péremptoire.
    D'un côté, l'inceste a toujours été considéré comme une abomination et, d'un autre côté, il s'est toujours pratiqué. Par ailleurs, je constate que la notion d'inceste est très variable d'une société à une autre. Jusqu'à quel degré de parenté faut-il remonter pour qu'une relation ne soit plus incestueuse ? Dans certaines civilisations, c'est la parenté en ligne directe qui est prise en considération, dans d'autres la notion est élargie aux collatéraux, dans d'autres encore on y ajoute les alliés qui pourtant n'ont aucun lien génétique. Avant de me présenter l'interdit de l'inceste comme une vérité absolue, universelle ou transcendantale, il faudra d'abord m'expliquer d'où proviennent ces divergences dans les critères permettant de déterminer ce qu'est l'inceste.

    Pendant longtemps, et encore aujourd'hui dans de nombreux pays, nous avons été jugés et condamnés sur la seule base de notre homosexualité, et nous en avons souffert. Il ne faut donc pas compter sur moi pour condamner des pratiques sexuelles qui ne sont pas les miennes.

    De même, les hétérosexuels nous ont longtemps dénié le droit au mariage. Nous avons demandé que les homosexuels soient traitées sur un pied d'égalité avec les hétérosexuels. Maintenant que cela est acquis, je ne vais pas faire marche arrière en déniant aux hétérosexuels les mêmes droits qu'aux homosexuels. Je ne vois d'ailleurs pas de quel droit je pourrais m'immiscer dans une sexualité que je ne connaît pas. Je pense donc que la question de l'inceste doit être traitée de la même manière pour tous, sans discrimination à l'égard des relations hétérosexuelles incestueuses.

    Je n'ai pas davantage d'a priori à l'égard des relations incestueuses intergénérationnelles. Toutefois, je pense que les enfants et jeunes adolescents sont des personnes fragiles qui ont besoin d'être protégées des prédateurs sexuels. Les adultes qui sont en charge de leur éducation sont leurs seuls remparts contre les agressions tant physiques que psychologique. Dès lors, je pense que les lois de protection des mineurs en ce qui concerne les abus sexuels commis par des parents ou des personnes qui sont en charge de leur éducation sont tout à fait justifiées.
    Qu'un fils de 20 ans baise avec son père ou son grand-père, c'est leur affaire d'adultes majeurs et vaccinés. Je n'ai pas à en juger.
    Par contre, qu'un gamin de 12 ans soit abusé par son cousin de 18 ans. Ca me pose problème.
    Pour moi, ce n'est pas une question de génération mais de maturité.

    Voilà mon avis.

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    1. Bonjour, mon Kalinours.

      Merci pour ton avis d'homme sage. C'est bien comme ça que j'aime les hommes mûrs, sages et compréhensifs.

      Bisous.

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  5. Moi et mon frangin ont s'éclatent ensemble et avec d'autre mecs et on enmerde ce qui sont pas content. Mais s'est vrai qu'on le dit pas à tous le monde pour ce protégé du quand dira t'on.

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    1. Bonjour Sylvian, heureux de te revoir.

      Je suis d'accord avec toi, pour vivre heureux vivons cachés. Des histoires comme celle que tu vis avec ton frère ne se racontent pas sur la place publique mais ne se partagent qu'avec des amis triés sur le volet :)

      A bientôt - Bisous.

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  6. Partie Un:

    Monsieur l’abbé,

    Nous étions tranquillement en train d’accomplir notre « tradition familiale » de l’été, pas celle de Jossman (quoique..), mais seulement la séquence sportive commune de l’année, à savoir une bonne semaine de marche en montagne, quand nos sentinelles du web (en clair : nos femmes, dispensées de cet exercice réservé aux hommes) nous ont signalé que vous lanciez une problématique difficile, mettant en érection nos capacités intellectuelles. L’inceste est-il désirable et a-t-il une forme d’utilité sociale ? Les interdits le frappant sont-ils dépassés ?
    L’importance du sujet fait que, profitant d’une météo médiocre qui nous maintient un peu au refuge (mais nous avons aussi une aimable compagnie) nous avons pu élaborer une contribution que ces dames se font un plaisir de vous soumettre. Certes, vu que nous sommes jusqu’au coup dans cette situation, il nous est difficile d’avoir un avis objectif sur le sujet. Comment se juger soi-même sans tomber dans le discours justificatif ?
    Nous permettez-vous de partir d’un niveau théorique du débat ? En été, on a le temps de réfléchir. Connaissant votre attachement profond aux saintes Ecritures, nous partons des Dix Commandements. Vous constaterez que les deux plus importants, les premiers, sont très vagues et peu prescriptifs : « tu aimerais ton prochain », les interdits, ensuite ne couvrent qu’une partie limitée de l’activité humaine. Mon aumônier, l’abbé Soit-Santeneuf, prof de maths dans sa jeunesse, disait qu’on pouvait en déduire qu’il ne pouvait exister de morale « complète », au sens des maths. Je serai bien incapable de reprendre sa thèse, n’étant aucunement matheux, mais en gros il voulait dire que tout système de morale rationnel et rigoureux que l’homme peut définir comprend de nombreuses lacunes et règles impossibles, et donc que bien des choses que la morale réprouve s’avèrent en fait très nécessaires au bon fonctionnement de la société, sans que l’on puisse dire pourquoi… inversement des vertus « incontestables » peuvent s’avérer nocives.
    Sur un sujet un peu voisin, j’incite à lire et relire le philosophe-ethnologue René Girard (« la violence et le sacré », « des choses cachées depuis le commencement du monde », etc.) qui explique que les religions traditionnelles (au sens fonctionnel, par exemple le marxisme –léninisme, le mouvement écologique moderne… ou le culte de Michaël Jackson sont des religions fonctionnelles, indépendamment de l’existence ou pas d’une divinité) sont des systèmes de comportement dont la raison d’être est l’évacuation de la violence des sociétés humaines. Un moteur fondamental en est la notion de bouc émissaire. Si on le croit, les « victimes émissaires », qui peuvent historiquement devenir des divinités, sont à la fois ou alternativement très désirables et très haïssables. D’où l’ambiguïté des personnages de Vénus, Mars, Baal, etc.
    Ou veux-je en venir (en coupant dans les virages) ?
    1. Je n’estime pas contestable que l’inceste doit être considéré comme condamnable – au moins moralement -, dans toute société bien considérée, pour toutes les considérations bien connues depuis des millénaires ! la première par exemple, est celle des conséquences de la consanguinité, la seconde de l’importance de « l’échange des femmes » pour le maintien de la paix sociale etc.
    2. Ceci étant dit, c’est beaucoup moins valable pour l’inceste homo que hétéro !
    3. Un autre argument très pertinent est que l’inceste entre un adulte et un … moins grand, est source de domination pouvant s’exercer sans mesure, avec perturbation grave possible du jeune, et ce d’auteur plus que le jeune est très jeune. La volonté de puissance du dominant risque aussi de s’exercer sans mesure, car une fois que l’on est passé « du côté obscur de la Force », il est difficile d’en revenir. Pour ceux qui en doutent, les faits divers offrent suffisamment d’exemples d’incestes très difficilement vécus par des jeunes, qui traînent cela toute leur vie.

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  7. Partie DEUX :

    Tout cela, M. l’abbé, est bel et bien vrai et je me garderais bien de contredire le sens commun. Mais… comment se fait-il que cela ne me satisfait pas, et que cela n’est pas seulement parce que « puissant et séduisant est le côté obscur de la Force » ? Incomplétude de cette morale et impossibilité à embrasser toutes les situations ? Après tout, certains aiment sauter en parachute, d’autres ne sont pas capables de sauter de leur tabouret, certains brillent sur les rings sous les applaudissements, d’autres ne supporteraient pas une baffe sans mourir de honte. Diversité des appétences et des capacités humaines. Et puis, faut-il toujours empêcher les « prédateurs, y compris seules ? » le succès de l’espèce humaine ne vient-il pas de sa capacité à être un super-prédateur, y compris contre lui-même ? les grands sportifs, Bill Gates, Napoléon etc n’ont-ils pas été de super prédateurs indispensables pour le progrès de l’humanité, fût-ce à coups de pompe dans le … ? Pour se limiter strictement à l’inceste, R. Girard n’explique-t-il pas fort bien que les pharaons et d’autres rois-victimes sont poussés à commettre l’inceste, interdit au commun des mortels ? Aussi, l’équilibre de la société ne repose-t-il pas en partie sur le fait que des choses interdites pour le commun des mortels sont, Dieu merci, néanmoins faites et bien assumées par certains ? Dans certaines sociétés qui n’ont pas de pratiques homo établies, l’absorption de sperme n’est-elle pas pour autant un élément indispensable de l’éducation des jeunes hommes, pour la raison que cela leur inocule la force et la virilité des Anciens ? Les pères, aînées et oncles n’y ont-ils pas une part déterminante ?

    Tout ceci, M. l’abbé, dépasse sensiblement mes faibles capacités intellectuelles, qui ne sont pas à la hauteur de celles que je détiens sous la ceinture. En tout cas, moi, depuis l’âge de … Jusqu’à mes 26 ans d’aujourd’hui, j’ai toujours pris un grand plaisir à baiser en famille, à pied à cheval et en voiture, avec une totale impunité (je touche du bois !). Tout en ayant commencé jeune, j'ai supporté le choc, flatté au contraire de savoir vider les burnes des adultes ou des plus grands, d'épuiser leurs forces et leur agressivité et, en fait de jouer (avec mon frérot) un rôle social pacificateur dont je voyais clairement les effets positifs.

    D'autres potes qui voulaient nous imiter eux, parfois, se brûlaient les ailes, mais... que le meilleur gagne.

    En tout cas, aujourd’hui, si un petit minet passe à portée de ma paluche, tac j’appâte, et si son frère / cousin, voire père ou oncle est dans les parages, pas de Pb pour une offre groupée…

    Maintenant, M. l’abbé, la montagne m’appelle à nouveau et je fais confiance à ces dames pour vous adresser mon billet, avec tout mon respect.

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    1. Bonsoir Charles,

      Merci pour cette belle contribution théo-socio-anthropologique au débat. Tu as raison, la plupart des gens sont faits pour entrer dans le moule (je n'ai pas écrit la moule, même si c'est le cas aussi), qui intègre les règles et leurs interdits, et s'y soumettent sans poser de questions ; puis il y a quelques rares exceptions qui, tel Jonathan le Goéland, sont fait pour aller au-delà des limites à la découverte d'autres horizons. Bien sûr, comme Icare, certains se brûlent les ailes, mais d'autres, comme Colomb, découvrent de nouveaux mondes.
      Comme tu le dis, les hommes sont des super-prédateurs et certains le sont plus que d'autres, ils ont leurs heures de gloire mais aussi leur Waterloo. Sic transit gloria mundi. Les hommes aiment aussi brûler ceux qu'ils ont adorés.
      Quant aux religions qui sont sensées évacuer la violence humaine, on ne peut pas dire qu'elles y arrivent parfaitement. Elles ont aussi l'art de l'attiser en jetant de l'huile sur le feu des passions humaines. J'aurais plutôt tendance à les considérer comme un puissant instrument aux mains des dominants pour asservir les populations et asseoir plus durablement leur pouvoir.

      Je te laisse gravir ta montagne pour atteindre les plus hauts sommets de l'Olympe.

      Bonne soirée - Bisous.

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    2. Je ne vois pas pourquoi je m'entête à lire les commentaires de Charles Six, je ne comprends jamais où il veut en venir. On dirait toujours un cours de philo.
      A moins que je ne sois trop idiot pour comprendre je trouve que c'est trop intello !!! Et ça m'agace !!!!!

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    3. Bonsoir Eric,

      Sur ce blog, les cours de philo sont facultatifs. Tu peux donc zapper sans problème :)

      Bonne fin de soirée et bonne nuit - Bisous.

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    4. Ah ah ! MDR les cours de philo de Charles Six !

      T'inquiètes pas Eric, tu n'es pas le seul. Il y a bien longtemps que je ne lis plus ses commentaires moi non plus. J'y comprends rien non plus.

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    5. Bonsoir Jeff,

      Mais toi, tu avais compris que les cours de philo étaient facultatifs ici et qu'on n'était pas obligé de les suivre pour avoir son bac... de bière (à boire à la bouteille en pompant bien) :)

      Bonne nuit - Bisous.

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    6. PARTIE UN

      Cher Damien,
      Quelle dure situation que la tienne, être encombré d’un blogueur qui n’est pas compris ! En outre, la Providence m’a puni, puisque je me suis fait une entorse dans ma balade, et je suis là, stupidement, cloué ma chambre d’hôtel en vallée en attendant que les autres finissent. Heureusement que les chambres avec WIFi ça existe, maintenant ! Cela me laisse en tout cas le temps de la causette.
      Mais n’a tu pas une part de responsabilité, en mettant sur le tapis un sujet qui a une composante théorique ? Que pourrais-je dire à tes followers (this is not French, but I presume you may understand) pour me faire pardonner ?
      1. Mea culpa. Papa me disait déjà, il y a longtemps : « cause moins. Là où t’est doué, c’est en-dessous de la ceinture (Nota : au repos, les mains sont en-dessous de la ceinture, donc cela incluait les mains pour lui). Valorise tes points forts, petit con, et glisse sur le reste. » Il faut toujours écouter son papa, tu ne me contrediras pas…. Donc j’aurais dû.
      2. Je suis « Chasse [au minet], Pêche [à la salope] et Tradition […familiale] ». Donc, je n’ai pas l’habitude de tout dire au gibier et, plus généralement, de tout expliquer ! Sorry !
      3. Eh bien, je vais continuer… tout en restant sur un terrain plus accessible, déjà au premier degré.
      Messire Damien s’exprime de manière sévère sur les religions, du style « pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ». Moi, je ne me prononce pas. Deux témoignages, dans mon domaine de compétence. Un témoignage « témoin de Jéhovah » (on va dire TJ) ce soir, et musulman demain si j’ose l’écrire… et toi le publier.
      Tu sais que je suis très actif dans le cadre associatif depuis plusieurs années, notamment en faveur du rapprochement franco-maghrebin, sujet très actuel dans le Nord, où je vis. Moyennant une cotisation modique mon association accueille des beurs du lycée technique d’à côté sensibles au contact humain, au goût de la découverte, avide de connaissances etc. Des adultes intéressés par le soutien des jeunes, proches de leurs problèmes, très proches, voire à fond, les retrouvent pour des échanges intenses et chaleureux, parfois même des (d)ébats ! Faut-il donner plus de détails ?
      Donc, un jour, « après l’effort, le réconfort ».Il faisait beau, on s’était payé à une bonne séance à 5, et hop récupération. On se prenait donc une bière torse nu, mais correct à part cela, sauf les tenues un peu accrocheuses de deux minets. On sonne. J’envoie une lopette ouvrir (je suis un peu provoc, parfois). Elle revient en pouffant. Bon ; j’y vais. Je vois deux types jeunes, BC-BG pas mal, chemise blanche-tout le reste noir dont la cravate. Un peu gêné, mais, bon, en mission. J’avais vaguement entendu parler des TJ.

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    7. PARTIE DEUX

      Il me dit en deux mots ce qu’il est mais qu’il comprend que, bon, il risque de perdre son temps ici. Sourire N° 6 de ma part, tape chaleureuse mais chaste de ma part sur le bras, et topo du type « mais non, l’inquiétude métaphysique cela existe pour tous, nous sommes curieux de connaître leur pensée, et j’ai là justement quelques amis qui bavardent tranquillement ; de jeunes types sympathiques comme eux, qui se dévouent pour leur prochain, doivent avoir soif et je me sens un devoir de leur offrir un coca (pas de bière, vade retro !) et de les prier de nous parler etc. Deux petits cons derrière moi rigolent mais pan, un petit coup de tige discret leur rappelle que le chef, c’est moi, qu’on fait d’abord ce que je dis et qu’on demande les explications après. Les TJ hésitent ; deuxième sourire, André s’y met et en rajoute (frérot est une crème, il est toujours dans l’adhésion et la complicité).
      Ces deux mecs entrent (22 et 30 ans ?), on s’installe confortablement dans le canapé et on set les boissons. Les 3 minets sont obligés de s’installer aussi, en prenant l’air plus ou moins intéressé. En phase de récupération, bon, ça ou autre chose. Les TJ ne peuvent s’empêcher de voir quelques phots grand format sur les murs qui n’entretiennent pas l’ambigüité et piquent un fard, en commençant à balbutier.
      Moi, cool, l’air de rien, je les incite à déballer leur truc. Au début, tout le monde se tient sagement. Minet 1, le mieux dressé, comprend vite ce que j’attends de lui et va se coller à l’aîné. Pas très intello, le gonze, mais style « pousse au viol », oui. Et puis on cause, on pose des questions, les gens bougent, se rapprochent, se collent ; les mains se baladent, glissent et vlan, les TJ se retrouvent avec une main d’autrui sur la cuisse. « Il faut chaud, les gars, faut se mettre en T shirt ». On les aide, bien sûr, et les mains glissent sur les torses, palpent. « Décontract, les mecs, torse nu comme nous ». Toujours le blush, ça transpire, mais aucune résistance pour dépoiler le haut. Là, l’appâtage est terminé, il faut un coup de harpon, ce qui fait basculer. Vlan, je pousse Minet 2 entre les cuisses de TJ aîné, il s’assoit et met sensuellement la tête en arrière, posée sur le nœud du type. Sursaut instantané de TJ mais ne bouge que très peu. « On t’écoute, te laisse pas déconcentrer, c’est naturel, ici, tu sais. Et puis, on a le sens de l’accueil. C’est une vertu à laquelle tu adhères, non ? ».

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    8. PARTIE TROIS

      Incapable de continuer à tchatcher, le type ; transpire et gigote, mais ne se sauve pas du tout ! J’ai à peine besoin de pousser André de l’autre côté, qui se penche vers TJ cadet et lui roule une pelle en l’immobilisant, discrètement mais bien, quand même. Important : le type n’a pas à se poser la question « je veux ou je veux pas », il peut se dire « je subis, limitons les risques »… et en fait il ne limite rien, car il va ensuite plus loin, puis plus loin etc. partout où on l’emmène. Et minet 2 embouche TJ aîné, puis aussi sec Minet 3 embouche TJ cadet. Et les futals glissent assez vite mais je calme les salopes, il ne faut pas effaroucher ces beaux volatiles ! Séduire par étape, oui, avec par moment un coup sec pour aller à l’étape du dessus. Tu me croiras si tu veux, mais ils ont bien couiné pour finir. Archi pudiques au début, mais archi-décoincés à la fin. Pas homo pour deux sous dans la vie courante, archi ouverts dans cette parenthèse du temps. Le fait d’être à deux d’ailleurs, a joué sans doute le rôle de supplément de carapace au début (peur de craquer devant l’autre), mais a été un amplificateur de pêtage de plombs ensuite.
      En bref, une bonne séquence à 7. A l’issue, grand prince, je les ais aidés à revenir dans le monde réel. On leur même prêté une planche à repasser pour qu’ils redeviennent impec ! Et puis, on leur a dit qu’on n’avait pas tout compris, et qu’ils seraient bienvenus pour continuer leurs explications. Ils ont souri.
      Ils repassent de temps en temps, en prévenant. On leur arrange toujours une audience. Ils peuvent dire, sans mentir, qu’ils ont conduit une séance. Bon, ils font des heures sup, c’est certain ! Ils arrivent archi coincés et raides, repartent… différemment. Je pense qu’on leur est utile et… ils nous font réfléchir à certains trucs, même si je ne suis pas du tout de cette tendance.
      C’est tout pour aujourd’hui !

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    9. Bonjour Charles,

      Il faut toujours écouter ton papa car les papas ont toujours raison.

      Note qu'il est inutile de te demander ce que tu pourrais répondre à mes followers pour te faire pardonner puisque, quoi que tu leur répondes, ils ont dit qu'ils ne te liront plus.

      Cela dit, ton histoire avec les TJ n'est pas vraiment en rapport avec le sujet abordé dans ce débat :)

      Je te souhaite une bonne semaine - Bisous.

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  8. J'aime ce blog car il n'hésite pas à diffuser des commentaires et des articles aux sujets sulfureux.

    J'ai toujours adoré le sexe depuis que j'ai commencé à me tripoter et que j'ai compris que ma bite ne me servirait pas qu'à pisser. Garçons, filles, les deux à la fois, peu m'importait pourvu que je baise.
    Assez discret au départ, petit à petit j'ai commencé à me foutre que les gens puissent savoir que je baisais aussi bien avec mecs que nanas. Aujourd'hui je suis surtout branché mecs mais je baise quand même avec des gonzesses régulièrement et fait aussi des plans culs bisex.
    J'ai eu trois enfants. Un fils d'une première femme, des jumeaux (garçon et fille) avec une autre. Je n'ai jamais été marié, pas assez (du tout) fidèle pour garder une femme.
    Je vois peu mes jumeaux parce qu'ils vivent à l'autre bout du pays et que leur mère n'aime pas qu'ils passent du temps chez moi. Je ne les vois donc que quelques jours à Noël et en été. Ils ont 14 ans.
    Leur frère ainé vit dans la région et je le vois souvent. Il a 25 ans. Nous sommes très proches. A la fois père et fils et potes de baise depuis trois ans.
    J'ai bien dit potes de baise. Je veux dire par là que nous baisons ensemble mais comme des potes pas comme deux mecs ayant des sentiments amoureux. Nos sentiments d'amour s'arrêtent à notre relation père fils. Pour le cul, nous sommes potes. En général, nous ne baisons que rarement seulement à deux. Cela se fait, mais nous baisons surtout lors de plans à plusieurs mecs. Théo, contrairement à moi, est uniquement gay mais tout aussi sexuel que moi.
    Théo a toujours su que j'avais une sexualité débridé passant des hommes aux femmes. A 17 ans, il m'a avoué être homo mais il y avait déjà longtemps que je m'en doutais.
    Il y a trois ans on s'est trouvé chez un mec qui avait invité des gars pour une partouze. C'est là que Théo et moi avons eu une première relation incestueuse. Cela c'est fait naturellement dans l'ambiance de la partouze. D'ailleurs nous n'étions pas les seuls mecs incestueux ce soir là. Le mec qui nous avait invité ayant des rapports sexuels avec son frère et un autre mec était accompagné aussi de son frangin. Au total nous étions 13 participants.
    Depuis, nous avons eu l'occasion de recommencer avec d'autres ou seulement tous les deux.
    Théo était déjà adulte donc quand nous avons eu ce plan incestueux et cela c'est fait sans contrainte. Peut être qu'il n'y aurait jamais eu ce genre de relation entre nous sans l'ambiance de la partouze.
    Nous avons eu l'occasion après d'en parler ensemble et comme il n'y avait aucune gêne de notre part nous n'en avons pas fait une montagne de regrets. Nous avons pris cela comme un moyen comme un autre d'assouvir notre sexualité. C'est plus ludique qu'autres choses.
    Nous restons discrets car on ne peut pas se permettre de le faire savoir. Pourtant ma bisexualité et son homosexualité sont connus sans que personne, à part les gars qui baisent avec nous, ne le sache.

    Je partage quand même l'avis de Kalinours. Je n'aurais jamais pu faire cela avec mon fils quand il était mineur. Et je n'aurais pas pu non plus s'il avait été une fille.
    Je pense que l'inceste homosexuel est beaucoup plus répandu que l'on puisse le penser. Mais je crois qu'il est surtout répandu entre frangins ou cousins. Beaucoup moins entre père et fils, je pense.
    Je pense aussi que l'inceste homo est généralement plus ludique plutôt que dans le partage de sentiments amoureux bien que certains témoignages lus sur ce blog disent le contraire.
    Quand à l'inceste hétéro, c'est certainement le plus répandu de tous les incestes mais la plupart du temps ce doit être un inceste contraint, c'est à dire un viol. Bien plus souvent que dans l'inceste homo où le viol peut exister aussi.

    Mais ce n'est que mon avis

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    1. Bonjour Lothaire,

      Merci pour ta participation à ce débat ainsi que pour ton témoignage concernant tes relations ludiques avec ton fils Théo. J'aime bien cette notion de sexe ludique qui n'a rien à voir avec celle de sexe affectif et encore moins avec celle du sexe reproductif.

      Je ne connais pas assez l'hétérosexualité pour pouvoir comparer mais, pour ce que je connais des pratiques homosexuelles, je pense qu'elles sont très souvent ludiques. C'est très physique, comme un sport qui peut se pratiquer seul, à deux ou à plusieurs. Une bonne branle n'a pas plus d'incidence qu'un jogging matinal ; une partie de baise à deux n'oblige pas à s'investir affectivement plus qu'un match de tennis ou qu'un combat de catch ; et on peut tout aussi bien partouzer comme on ferait un match de foot ou de rugby :)
      Je me trompe peut-être mais j'ai l'impression que c'est un peu ainsi que tu vois le sexe avec ton fils, dans une même ambiance de convivialité masculine que dans une compétition sportive.

      Pour ce qui concerne les incestes avec des mineurs ou les viols incestueux, ce sont d'autres problèmes qui dépassent de loin la question de l'inceste.

      Bonne journée - A bientôt.

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  9. Lorsque ma relation a débuté avec Romain (mon neveu, fils de ma sœur pour ceux qui ne sont pas habitués du blog), je ne m'attendais pas à la tournure que cela allait prendre. J'étais gay mais je n'avais jamais pensé à avoir une relation incestueuse. Romain et moi étions proche non seulement à cause de notre parenté mais aussi grâce à notre passion commune du surf que nous pratiquons tous les deux. C'est donc naturellement que j'amenais régulièrement Romain avec moi quand je partais surfer.
    Quand il a commencé à me poser des questions sur l'homosexualité (tout le monde sait dans ma famille que je suis gay) je lui ai répondu, un peu gêné tout de même. Et puis il m'a confié être lui aussi gay. Il a été tellement insistant sur le sujet que nous avons finalement couché ensemble. J'étais son premier mec. Il n'avait beau avoir que 15 ans à l'époque, nous nous sommes complétement investi dans cette relation. Au point que j'en suis devenu amoureux. Je pense que lui aussi a été amoureux de moi, pendant un temps en tous cas.
    C'est une chose que je regrette aujourd'hui. Pas forcément ma relation homo avec lui, mais d'en être tombé amoureux ça je le regrette.
    Je regrette de m'être laissé aller à tomber amoureux au lieu de n'avoir qu'une relation du genre dont parle Lothaire dans son commentaire où il décrit sa relation incestueuse avec son fils juste comme une relation ludique entre deux passionnés de sexe. Des potes de baise comme il dit.
    Si seulement j'avais eu ce genre de relation avec lui, cela aurait été différent. Notre relation aurait été moins sérieuse et je n'aurais pas eu à subir le désagrément de me faire plaquer alors que j'étais cloué sur un lit d'hôpital suite à mon accident. Et cela m'aurait épargné de la colère.
    Mais peut être aussi que j'aurais dû n'être qu'un oncle gay se contentant d'être le confident de son neveu gay et ne jamais avoir de relation incestueuse. Parce que quand ça vous pète à la gueule c'est pas bien marrant.
    Certains témoignages sur ce blog montrent la plupart du temps des relations incestueuses amoureuses (ou non) épanouies. Si les mecs en témoignent, c'est qu'ils sont heureux de ces relations. Malheureusement, je ne crois pas que ce soit toujours le cas. L'inceste, même homo restera toujours un sujet délicat.

    Bonsoir à tous

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    1. Bonjour Franck,

      Merci pour ta participation à ce débat ainsi que ton témoignage. J'espère que tu vas bien et que tu commences à remonter la pente après la grande déception que tu as connue il y a peu.

      A bientôt,

      Bisous.

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    2. Salut Franck

      Juste un bisou et te dire que je ne doute pas que tu trouveras le bonheur avec un autre mec. Je comprends ce que tu éprouves et les regrets que tu peux avoir. Mais ce que tu as vécu ne peut plus s'effacer. Je te souhaite bien des choses positives.

      Bisous

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  10. J'ai par le passé eu des aventures hétérosexuelles suffisamment pour comprendre que c'est les mecs qui me conviennent le mieux. Mais je n'ai pas besoin de chercher dans l'inceste pour mettre des mecs dans mon lit. J'ai pourtant un frère qui est lui aussi homo, ce n'est pas pour autant qu'on a décidé de baiser l'un avec l'autre.
    J'aime ce blog et le visite régulièrement. Mais les plans incestes c'est pas ma came. Je trouve qu'il y a trop de témoignages en ce sens sur ce blog. Je reconnais que les mecs qui vivent cela n'ont pas beaucoup d'endroit où pouvoir s'en confier.
    Même si certains semblent totalement épanoui dans ce genre de relation, je ne suis pas pour.

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    1. Bonjour Vincent,

      Je te remercie pour ta participation à ce débat et pour ton avis sur la question.

      Il est sans doute heureux que tout le monde ne soit pas incestueux. De la même manière qu'il est heureux que tout le monde ne soit pas gay. Mais, il faut bien constater que cela existe depuis toujours. Libre à chacun ensuite d'en penser ce qu'il veut et tu as bien sûr le droit de ne pas être pour.

      En ce qui concerne les témoignages, je reconnais qu'ils sont davantage orientés dans un sens que dans l'autre et c'est justement dans le sens inverse de ceux qu'on entend généralement ailleurs. Mais, ce sont les témoignages des gens qui viennent ici. Il est évident que ceux qui ont très mal vécu la chose ne sont pas attirés par un blog comme celui-ci et ne risquent guère d'y intervenir, ce qui tronque évidemment les témoignages. A l'inverse, ceux qui ont bien vécu la chose n'osent sans doute pas en parler ailleurs ou ne ressentent pas la nécessité de se plaindre, ce qui doit aussi tronquer les témoignages publiés ailleurs.

      Bonne semaine et à bientôt.

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    2. L'inceste c'est un truc de ouf. Comme toi Vincent j'ai un frangin homo et je baise pas avec lui. Pourtant on a déjà participé ensemble à des touzes mais sans faire quoi que se soit l'un avec l'autre. Mais bien sûr, dans ces touzes, j'ai vu mon frère baiser et se faire baiser, tout comme lui m'a vu baiser et être baiser. A vos yeux, c'est peut être aussi un genre d'inceste malgré que l'on ne se touche pas l'un l'autre, mais moi je ne vois pas cela comme ça. En fait je ne sais pas trop où est la limite, mais pour moi c'est plus un partage d'intimité, pas un partage de sexualité.
      Cela ne nous dérange pas car quand nous étions gamins, nous partagions déjà une certaine intimité puisque nous partagions la même chambre jusqu'à nos 18 ans. Ce n'est pas pour autant que l'on s'est sauté dessus, même en étant homo tous les deux. Le fait d'être tous les deux homo nous juste a permis de développer une certaine complicité que nous n'avons pas autant avec notre frère ainé et nos sœurs.
      Tu as raison de souligner que les gars qui pratiquent l'inceste avec sentiments ou seulement de manières ludiques, pour reprendre les termes employés par Lothaire, n'ont pas beaucoup d'endroit où pouvoir se confier. C'est sans doute pourquoi il y en beaucoup ou trop de ton point de vue.
      Zobàdada, dans sa réponse, a raison de dire que les témoignages sur le blog sont surtout orientés vers le positif que vers le négatif parce que nous sommes sur un blog gay et que les mecs peuvent s'y confier dans l'anonymat. Et puis, Zobàdada en tant que blogueur a lancé lui même le débat dés le départ du blog en révélant son fantasme sur son propre père. Il n'y a rien d'étonnant à ce que d'autres ont suivi.
      En résumé, je ne suis pas pour en ce qui concerne ma petite personne, mais cela ne me dérange pas chez les autres.

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    3. Bonjour Bruno.

      Merci pour ta participation à ce débat et pour ton témoignage.

      Tu as tout à fait raison de souligner que c'est moi qui ai lancé le débat sur le fantasme incestueux père-fils. C'est, avec les relations entre jeunes et hommes matures, le thème principal du blog. Le titre du blog ne laisse d'ailleurs planer aucun doute sur ce point. Dès lors, il n'y a en effet rien d'étonnant à ce que les mecs qui partagent les mêmes fantasmes que moi viennent s'y exprimer pour y parler de relations incestueuses ou intergénérationnelles. Ce qui n'empêche évidemment pas d'aborder aussi d'autres sujets.

      A bientôt - Bisous.

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  11. Il n' y a pas à en faire tout un plat de l'inceste tant que cela se passe entre adultes consentants. Ou à la limite avec mineurs ayant la majorité sexuelle et consentants. A 27 ans, j'ai baisé avec mon frère qui venait de divorcer d'un mariage douloureux. Il avait décidé d'essayer les mecs, comme moi quelques années plus tôt. J'ai proposé qu'il fasse l'essaie avec moi. Essai concluant puisque depuis il a eu différents partenaires bien qu'il se fasse encore des gonzesses de temps en temps. Et on remis le couvert tous les deux à plusieurs reprises.
    Nous ne sommes pas obsédés par l'inceste, mais pour nous ce n'est pas un problème tant que ce n'est pas une obligation.

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    1. Bonsoir Mike,

      Merci pour ta participation à ce débat et pour ton témoignage. En effet, entre majeurs sexuels consentants, tout est permis dans le sexe et de toute façon personne n'oblige personne :)

      Bonne fin de soirée - Bisous à toi et à ton frère.

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