lundi 9 novembre 2015

L'émouvant témoignage de Gauthier


 Gauthier nous a fait cet émouvant témoignage le lundi 4 mai 2015 :
Cela fait deux semaines que je me suis mis à lire ce blog. J'aime bien, ça change un peu des autres blogs. A lire les témoignages, on voit que d'autres ont des parcours particuliers et on se sent moins seul. Je vais vous parler de mon plus grand amour que j'ai pourtant perdu.

Il y a 6 ans j'ai rencontré Yohann. C'était sur un lieu de drague bordant un étang artificiel où j'allais régulièrement. Il y a des plages où l'on peut bronzer et se baigner en été. D'un côté de l'étang, c'est fréquenté par les hétéros de l'autre par les gays. On ne peut accéder en voiture du côté gay que par un chemin assez défoncé ce qui garantit une certaine tranquillité. Il y a pas mal de fourrés, arbres et autres végétations pour consommer sur place.
Lorsque j'ai vu Yohann, c'était en hiver, il était assis dans sa voiture (en fait la voiture de sa mère) et observait ce qui se passait et qui arrivait et qui partait. Mais c'était évident qu'il était homo. Il n'osait pas descendre de voiture, il avait l'air timide. Et il y avait beaucoup de vieux qui lui tournait autour, il n'avait pas l'air emballé. Je l'ai observé pendant un moment et je lui ai souri. Il m'a souri aussi. Il me plaisait beaucoup malgré qu'il faisait très jeune.

Finalement, il est sorti de la voiture et m'a rejoint dans le bois. Un vieil habitué nous a suivis mais je lui ai demandé de ne pas me casser le coup puisque de toute façon le jeune n'irait pas avec lui. Le vieux, sympa, m'a laissé seul et le jeune mec s'est approché. Tout de suite on s'est embrassé j'ai senti que ce mec pouvait bien me convenir. J'allais être comblé au-delà de mes espérances.

Je suis du genre câlin et ne suis pas pressé pour baiser. D'ailleurs on ne baisera pas cette fois-là. On s'embrassera, se caressera se sucera mais rien d'autre. Je lui demande son prénom. Yohann. Son âge. 18 ans. Il me demande la même chose. Je réponds. Gauthier, 33 ans.

En palpant son pantalon jogging, je sens son érection et je constate que Yohann doit être mieux monté que moi, et je lui fais remarquer. Il me répond que moi aussi j'ai l'air bien monté. Moins que lui en tout cas.

Je me rends fou de ce garçon et j'ai très envie de le revoir. Peut-être même en faire une relation régulière et amoureuse. Avant que l'on se quitte je lui propose. Il m'offre un magnifique sourire et accepte que l'on se revoie. On se donne rencard pour le lendemain.

Toute la soirée je ne penserai qu'à lui, je me masturberai en pensant à ses caresses et ses baisers. Je suis dingue de lui et ça ne s'arrêtera pas. Je pense être déjà amoureux. Je l'ai déjà été mais jamais aussi vite.

Le lendemain, je suis au rendez-vous en avance, je suis impatient. Enfin il arrive. J'ai droit à un magnifique sourire. Je craque et je lui dis que je n'ai pensé qu'à lui depuis la veille. Visiblement cela lui plait. On cherche un coin tranquille pour éviter les vieux habitués trop collants. Comme la veille, on s'embrasse (j'adore et lui aussi), on se caresse, se suce et se branle mais sans aller plus loin bien que j'en ai très envie. Mais je ne veux pas le brusquer. La veille il m'a confié ne pas être puceau mais ne pas avoir non plus une grande expérience.

Une chose est sûre, c'est définitif, je l'aime et je veux que l'on s'appartienne. Au moment de se quitter je lui donne mon numéro portable et je lui propose que la prochaine fois, on se voit chez moi, bien au chaud. Il accepte.
Il m'appellera dès le lendemain et viendra me retrouver le soir même à mon appartement. Nous ferons l'amour. Complète cette fois. Je suis totalement abandonné à lui et il se donnera totalement à moi. Nous sommes dès ce soir-là un couple amoureux. Je vais l'aimer plus que tout. La semaine suivante, je lui donne un double des clés de mon appartement. On est heureux.

Yohann est un très beau garçon, masculin et doux à la fois. Il a beau n’avoir que 18 ans, tout chez lui me plait physiquement, moralement, sexuellement. Je suis fier d'être avec lui et le présente à tous mes amis qui ne m'ont jamais vu comme ça. Et j'ai de la chance, Yohann m'aime tout autant.

Les mois passent. Quelques inconvénients que nous arrivons à gérer. Avec l'amour tout est possible. Ces inconvénients sont que Yohann ne peut pas toujours faire ce qu'il veut et comme il le veut. A 18 ans, il est étudiant et habite encore chez ses parents. Son père a instauré des règles à respecter tant que Yohann vivra chez ses parents. Qu'il soit majeur ni change rien. Il y a des horaires à respecter, ne pas négliger ses études car son père ne veut pas payer pour rien (ça c'est normal). Yohann doit demander la permission pour emprunter la voiture. Pas questions de sortir tard les veilles de cours. Et tout un tas d'autres règles.

Je peux en comprendre certaines mais d'autres non. Je les accepte toutefois et je me dis que ce n'est que temporaire. Cela va s'assouplir avec le temps et petit à petit Yohann sera de plus en plus libre. Et un jour ses études seront terminées. Son père abolira les règles et Yohann pourra faire ce qu'il veut même s'il continue dans un premier temps à vivre chez ses parents.

Yohann ne peut pas se permettre de faire un coming out à ses parents tant qu'il est encore étudiant sinon son père lui couperait les vivres et le foutrait dehors. Son père est en effet très homophobe et Yohann en a peur. Si son père le mettait dehors, il pourrait s'installer chez moi. Mais je ne peux pas lui demander de s'assumer dans des conditions pareilles. Il n'est pas prêt pour cela. Alors j'accepte de subir aussi les règles de son père. J'aime Yohann c'est normal. On aura tout le reste de notre vie ensuite pour en profiter pleinement.

Malheureusement, ces putains de règles et la peur de Yohann que son père apprenne son homosexualité, vont finir par me bouffer la vie. Chaque fois que nous aurons un conflit, Yohann et moi, ce sera à cause de cela. Je vais finir par en avoir marre des rendez-vous manqués, des projets avortés comme ce weekend prolongé en Corse que j'ai eu mauvaise de devoir annuler parce Yohann n'a pas pu se libérer. Marre de passer après les règles de son père, de ne pas l'avoir auprès de moi aussi souvent que je le souhaiterais, de dormir seul après l'amour et qu'il ne passe la nuit chez moi que certains weekends.


Je vais lui en faire le reproche de plus en plus souvent. A chaque fois, on s’engueulera. A chaque fois, on se réconcilie et je promets que je serais plus patient. A chaque fois, au bout d'une période de calme, je gâche tout. Je crève de ne pas avoir mon mec avec moi. Je l'aime, je l'ai dans la peau, il est à moi et personne ne va m'empêcher de l'aimer, pas même son père. Je décide que je vais me rendre chez ses parents et leur dire que je suis le mec de leur fils. J'en parle à Yohann d'abord car je veux qu'il soit avec moi pour cette révélation sinon j'irais seul. Yohann prend peur. Il appelle Laurent, mon meilleur ami, qui débarque en trombe chez moi, me fait la morale et m'empêche de commettre cette folie. Je me calme, veux me faire pardonner par Yohann. Il me dit qu'il me pardonne. Il n'en est rien.

J'ai tout gâché. Après deux ans de bonheur et d'amour, tout est fini et je ne le sais pas encore. Je suis dans mes petits souliers, je sais que j'ai fait une grosse bêtise. Quelques jours plus tard, Yohann me quitte. Il n'a pas aimé la menace que, dans ma connerie, j'ai fait peser sur lui. Il me reproche mon impatience et que, dans ce contexte, il ne peut se permettre que je le mette en danger vis à vis de son père.

Je le supplie de me pardonner, je fais la promesse de me ressaisir et d'être plus patient. Je lui dis que je l'aime et que je sais que lui aussi m'aime, qu'il ne peut pas me laisser comme cela. Le mal est fait, il ne veut rien entendre bien que je sente qu'il a des regrets. Il s'en va après m'avoir rendu les clés de l'appartement. J'attends deux ou trois jours pour calmer l'affaire. Je commence à lui téléphoner plusieurs fois par jour, envoyer des tonnes de sms. Comme il ne répond pas, je me pointe à la sortie de la fac. Il le prend très mal et me dis que je le harcèle. Je ne m'en rends même pas compte.

A nouveau, Laurent, mon meilleur ami, est appelé à la rescousse. Il m'engueule et me demande de cesser tout cela car je m'enfonce aux yeux de Yohann. Que s'il y avait une chance de le récupérer, j'étais en train de la détruire. Je demande une entrevue avec Yohann, que je vais m'excuser. Laurent fait passer le message. Yohann accepte de venir chez moi à condition que Laurent soit là. Je me dis que je vais avoir la chance de tout recoller. Je m'excuse, étale mes sentiments. Je vois que Yohann souffre de la situation. Je comprends qu'il m'aime mais il ne veut plus avoir à faire avec moi. Il ne me croit pas quand je dis que serais plus patient car c'est ce que je dis à chaque fois. Et en le menaçant de tout dire à ses parents, j'ai franchi la ligne de non-retour, il n'y a plus de confiance. Laurent me fait comprendre que je dois laisser partir Yohann. Je l'aime, je ne veux pas. Laurent dit que c'est justement par amour que je dois le laisser partir. Alors je le laisse partir.

Laurent dit qu'il sera là pour me soutenir, que je peux l'appeler quand je veux pour parler si j'en ai besoin. Il dort chez moi cette nuit-là, sans doute pour me surveiller. D'autres amis m'apporteront leurs soutiens. C'est sympa, du moins au début. Au bout d'un certain temps, j'en ai marre de leur sollicitude mais j'essaie de ne pas leur montrer.
Un jour, je craque au boulot, je suis à bout. Le médecin me mets en arrêt pendant 4 mois.

Grâce à Laurent et d'autres amis et aussi grâce à mon repos forcé, je vais mieux et peux reprendre le boulot. Ma maman dont je suis très proche est là pour s'occuper de moi. Elle aimait beaucoup Yohann. Je recommence à sortir et à essayer de passer à autre chose. Je vais me faire des tas de mecs, faire des tas de partouze alors qu'avant c'était une chose assez rare chez moi. Je me drogue de sexe. Je suis toujours aussi amoureux de Yohann alors je fais du sexe pour compenser, et pas toujours protéger alors que j'étais très sérieux avant avec ça. Je ne mettais pas de capote avec Yohann, mais on était en couple. Là je deviens carrément inconscient et j'y prends goût. Mais je vais faire bien pire.


Je commence à draguer sur le Net. Je ne le faisais pas avant. C'est comme cela que je rencontre Joffrey.
Avec Joffrey, on tchatte sur le Net. Il dit qu'il recherche un plan baise dépravée et si possible sans capote. En d'autres temps, je n'aurais pas dit oui. Mais là je réponds que cela m'intéresse en précisant quand même que j'aime aussi les caresses et embrasser. Joffrey dit qu'il n'y a aucun problème. On se donne rencard chez lui.

Je ne suis pas déçu. Joffrey a une quarantaine d'années, il est beau mec, très masculin et sympa. On se baise l'un l'autre sans retenue et sans capote. Après on discute. Je parle de Yohann. Joffrey me dit qu'il a déjà été amoureux mais que depuis que c'est fini, il ne veut plus de relation amoureuse. Il veut bien avoir des plans réguliers avec des gars mais seulement si c'est pour de la baise. Les sentiments s'arrêtant à des relations amicales. Mais il veut bien me revoir. On se revoit, de temps en temps puis de plus en plus souvent. Pas seulement tous les deux. On sort dans les saunas et les boîtes homo pour faire des plans cul à plusieurs. Quelquefois on baise seulement à deux, lui et moi.
Joffrey me dit qu'il a des tas de perversions. J'avais commencé à le constater mais je veux en savoir plus. Il me propose de me présenter 5 copains à lui avec qui il a des habitudes de baise. Ensemble, ils pratiquent de la baise BDSM et le fisting en plus des baises classiques. Ils ont d'autres pratiques mais il préfère m'en parler plus tard. Le BDSM et le fisting, j'ai jamais fait, ce n’était pas mon truc. Mais maintenant, pour compenser la perte de Yohann je suis prêt à essayer n'importe quoi.

On baisera avec ses potes plusieurs fois et je me laisserai aller à ces nouvelles pratiques pour moi. J'aime mais sans plus. Finalement, Joffrey et ses potes me révèlent leur autre perversion. Ils sont zoophiles et font des plans baises avec le labrador d'un des gars et le berger belge d'un autre qui ont été dressés pour ça. Je suis secoué d'apprendre ça mais pourtant dans les semaines qui suivront, je me ferais saillir et sucerais la bite des clébards plusieurs fois. Je refuserais par contre d'enculer les chiens, ce que font pourtant les potes de Joffrey.

Je commence à me rendre compte que je touche le fond. Je fais des trucs qui ne me ressemblent pas. Alors je prends mes distances avec ses potes mais tout en continuant à côtoyé Joffrey car on est devenu amis. On continue nos sorties et nos partouzes. C'est comme ça qu'on se retrouve un soir invités chez un mec qui a organisé une touze de 17 participants homo et bi. On s'éclate, je me fais le plus de mecs possible, à 2, à 3, à 4 ou plus à la fois. Joffrey fait de même.

Quelques semaines passent, je tombe malade. Je fais un test de dépistage. Je suis séropositif. Joffrey aussi. On a tous les deux été contaminés à la partouze de 17 mecs. Je suis effondré, mon médecin me met en arrêt maladie. Joffrey le vit mieux que moi. Il était plus préparé que moi, vu ses pratiques, à l'éventualité d'une contamination. Ce n'est pas mon cas car avant de sombrer dans la déchéance suite à la perte de Yohann, j'utilisais toujours la capote sauf dans mes relations suivies.

Je décide de n'en parler à personne en dehors de Joffrey et de Laurent mon meilleur ami qui me fait comprendre que je dois me ressaisir et surtout me soigner. Je n'en parle pas à ma maman, cela lui ferait trop de mal, elle qui nous a élevés seule, mon petit frère et moi, après la mort de notre père. Je ne veux rien dire non plus à mon frère, j'ai trop honte. Je commence un traitement. Le médecin spécialiste VIH, me propose d'intégrer un groupe de parole car il sent que j'en ai besoin pour ne pas sombrer complètement. J'accepte du bout des lèvres.

Je me rends à ma première réunion du groupe de parole sans conviction. Mon ami, Laurent, m'oblige à m'y rendre. On m'a casé dans un groupe où tous les participants sont des contaminés récents (moins de trois ans). Je vais être le plus récent contaminé du groupe. Le groupe compte 12 personnes avec moi. Je pensais être entouré d’autres mecs homos et bisexuels, mais ce n'est le cas que pour 8 d'entre nous. Les quatre autres sont deux mecs et deux femmes hétéros mais tous séropositifs. Cela ne me plait pas, je suis mal à l'aise.

Le groupe est dirigé par deux animateurs. Une femme psychologue et un mec bénévole qui s'appelle Sostène et qui sert de parrain aux membres du groupe. Sostène est homo, il a mon âge et est séropositif depuis plus de 10 ans. Il est là pour nous soutenir et nous faire comprendre que notre vie n'est pas finie malgré notre séropositivité.

J'irai à plusieurs séances mais je ne m'intègre pas bien aux autres. Ils sont tous très sympas mais je ne veux pas me lier à eux. Je ne parle que le strict minimum. La psy et Sostène s'en rendent compte. Sostène décide de me prendre à part. On parle, il finit par me décider à me confier à lui. Grâce à lui, je m’intègre mieux au groupe, je fais moins la gueule. Je me ressaisis. Laurent m'aide aussi de son côté. Je finis par reprendre le travail. Et finalement j'arrêterais ma participation au groupe.

Je suis séropositif depuis bientôt deux ans maintenant. Avec le temps, j'ai apprivoisé ma séropositivité. Je n'en ai plus peur. Au début, un des médicaments de mon traitement ne me convenait pas. Il me rendait malade et me foutais la chiasse. Et il n'était pas efficace pour moi. J'ai perdu 8 kg en quelques semaines. Le médecin m'a modifié le traitement. Il fonctionne, très bien même et je n'ai pas d'effets secondaires, j'ai repris mon poids normal. Le médecin dit que ma charge virale sera bientôt indétectable. Elle n'arrête pas de baisser.

Je sors beaucoup moins, je suis devenu très casanier, télé, livres et vidéos. Je ne me comporte plus comme un débauché. Il m'arrive de baiser y compris sans capotes de temps en temps mais cela uniquement avec des séropositifs.

Je suis toujours ami avec Joffrey, mais on ne baise que rarement ensemble maintenant. Je n'ai pas rompu mon amitié avec lui parce que ce qui est arrivé est seulement ma faute, je ne peux pas lui reprocher maintenant. Par contre, ses potes, je ne veux plus les voir car le BDSM, le fisting et la zoophilie, ce n’était vraiment pas moi. Je n'ai fait cela que pour de mauvaises raisons et je n'en suis pas très fier. Joffrey fait toujours ce genre de trucs, mais il l'a toujours fait, c'est sa nature. Il ne s'est pas assagi.

Je croise parfois Yohann. Il a 24 ans aujourd'hui et n'habite plus chez ces parents. Il a terminé ses études et a parait-il un travail. Il semble heureux. Il ne sait pas ce qui m'est arrivé et la déchéance dans laquelle je suis tombé. Je ne lui en parlerai jamais. On se fait de petits signes de temps en temps quand on se croise. Je ne veux pas l'embêter. On ne s'est parlé que deux fois en coup de vent. Il me disait qu'il était content de me voir. Je faisais croire que j'étais pressé, comme cela il ne pouvait pas voir mes larmes. Je ne sais pas s'il a quelqu'un dans sa vie.

Je l'aime toujours très fort et pour le reste de ma vie mais ma séropositivité à réduit à néant le moindre espoir de renouer une relation avec lui un jour. De toutes manières, il y a déjà quatre ans qu'il ne m'aime plus.

J'ai tout gâché par mon manque de patience. Tout est de ma faute. Sinon peut être que nous vivrions ensemble et que nous serions heureux. Je ne peux m'en prendre qu'à moi et à personne d'autre. Et j'ai été bien puni.

Alors si vous aimez, ne faites pas les mêmes conneries que moi.

Voilà, c'était l'histoire de mon amour perdu. Merci de l'avoir lue.


Si vous souhaitez aussi témoigner sur ce blog de vos relations ou de vos fantasmes avec un homme de votre famille, ou avec un homme plus âgé ou plus jeune que vous, qui pourrait être votre père ou votre fils, vous pouvez m'envoyer un message à l'aide du formulaire qui se trouve à droite ou du lien E-mail qui se trouve sur mon profil Blogger.


Bonne semaine à tous !

22 commentaires:

  1. merci pour la pyramid #5 et pour le jus (jusqu'a son nez) #6

    bonne semaine nouvelle!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Xersex

      Heureux de savoir que les deux dernière photos te plaisent.

      Bonne semaine - Bisous.

      Supprimer
  2. très beau, au début, et très triste, ensuite. attention, prendre des précautions, pour les relations avec un autre séropositif, car il y a plusieurs sortes de virus, et en recevoir un différent du tiens provoque sur sur-infection, plus difficile à maitriser, et risquant d'empècher les médicaments d'arriver à avoir une charge virale non détectible !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Badinguet et merci pour ton message.

      Tu as raison de souligner que les relations non protégées entre séropositifs ne sont pas sans danger. Les risques de surinfections ne sont en effet pas négligeables et par ailleurs il y a aussi les autres infections sexuellement transmissibles auxquelles les séropositifs peuvent être plus facilement exposés et qui demandent alors des traitements plus lourds que pour les séronégatifs. Gauthier devrait donc en parler avec son infectiologue pour être informé au mieux s'il veut non seulement protéger ses partenaires mais aussi se protéger lui-même.

      Bonne journée - Bisous.

      Supprimer
  3. C'est un témoignage poignant, mais il y a certaines choses que je n'aime pas.

    Parler de débauche et de déchéance quand on aborde le sujet du BDSM ou de la zoophilie, il faudrait ne pas oublier que des mecs qui font ce genre de choses ne considèrent pas cela comme de la débauche ou de la déchéance.
    Je suis homosexuel et zoophile et pour moi ce n'est qu'un moyen supplémentaire de vivre ma sexualité.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Alan,

      Les notions de débauche et de déchéance sont très subjectives. Chacun les apprécie en fonction de ses propres critères.
      Ici, Gauthier nous fait part de son propre ressenti et je ne pense pas qu'il veut faire le procès de ses anciens partenaires de jeu.
      Il témoigne qu'il a pris conscience qu'il touchait le fond et que ces pratiques ne répondaient pas à ses aspirations.
      Que certains, comme toi, aiment ces pratiques extrêmes, c'est leur affaire et ils font ce qu'ils veulent tant qu'ils ne font de mal à personne, mais il ne faut pas pour autant demander que tout le monde apprécie ces pratiques et en fasse l'éloge.

      Bonne journée.

      Supprimer
    2. Je ne fais pas l'éloge de la zoophilie, je dis juste que c'est une pratique qu'il m'arrive d'avoir. Je sais bien que tout le monde ne fais pas cela et ne peut pas aimer. Je ne permets pas de juger ceux qui ont des relations incestueuses et il y en a pas mal sur ce blog. Pourquoi seraient-ils mieux que moi ?

      Supprimer
    3. D'accord, ce n'est pas l'habitude ici ni notre intention de juger ou de condamner les pratiques des autres. On part du principe que chacun est grand et vieux assez pour apprécier ses propres pratiques en fonction de ce qu'il vit et du plaisir qu'il y trouve. Je ne pense d'ailleurs pas avoir lu dans le témoignage de Gauthier qu'il jugeait être mieux que quiconque. Il a seulement qu'il ne se reconnaissait pas dans certaines pratiques auxquelles il s'est adonné et qu'il préférait ne plus fréquenter ses anciens partenaires de jeu. Ca ne me semble pas être une condamnation de ces partenaires mais plutôt une façon de se protéger pour ne pas retomber dans ces pratiques qui ne lui correspondent pas.

      Supprimer
  4. Merci, Gauthier, pour ce témoignage très humain qui montre jusqu'à quelles extrémités l'amour peut nous conduire. Tu dis avoir fait des conneries et c'est vrai. Je ne te jette pas la pierre car je ne me suis pas comporté mieux que toi quand je sentais que mon partenaire mettait trop de temps à se libérer des contraintes qui entravaient notre amour. On apprend de ses erreurs. Elles nous font réfléchir et réviser nos positions. Je suis aujourd'hui convaincu qu'on ne peut pas prétendre aimer un garçon quand on fait pression sur lui pour qu'il fasse ce qu'on attend de lui. Poser des ultimatums, ce n'est pas une preuve d'amour mais la preuve qu'on veut tout simplement posséder l'autre et le contraindre à se plier à notre volonté. Il n'est dès lors pas étonnant qu'il prenne ses jambes à son cou pour s'enfuir le plus loin possible de la cage dorée qu'on lui prépare. Je l'ai appris à mes dépends. Aujourd'hui, je sais que l'amour demande beaucoup de temps, de patience, de persévérance, et surtout de respect de l'autre pour s'installer durablement. C'est d'autant plus vrai quand il y a une grande différence d'âge ou de culture.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir mon Kalinours,

      Si la vie était facile et les histoires d'amour aussi simple que dans les romans à l'eau de rose, ça se saurait. La sagesse s’acquière avec l'âge et les expériences positives et négatives. C'est pour ça que j'aime les daddys comme toi.

      Bonne soirée - Bisous.

      Supprimer
  5. Bonjour Dada ,

    Merci pour la qualité et la diversité de tes sujets

    Content de retrouver ton blog même si c'est une visite éclair

    Bientôt j'aurais plus de temps pour le parcourir de long en large et de me taper la colonne en matant tes videéos et sublimes photos

    Bonne semaine beau mâle

    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Melvin,

      Merci d'apprécier la qualité et la diversité des sujets du blog. Ce sont des compliments que je retourne à ceux qui les méritent, c'est à dire les témoins qui partagent leurs expériences personnelles avec nous.

      Bonne soirée - Bisous.

      Supprimer
  6. Bonjour, l'histoire de Gauthier c'est celle dont Sophie avait fait allusion il y a quelques jours. Elle est marquante.

    Je viens de rentrer du boulot. J'ai fait journée continue. C'est bien comme çà je peux passer la soirée avec mon chéri.
    Notre voyage à Barcelone s'est très bien passé. En fait on aurait bien prolongé si on avait pu.
    Partie remise ?????
    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Corentin,

      je suis bien heureux d'apprendre que votre weekend à Barcelone s'est très bien passé. Comme toujours ça a été évidemment trop court, j'imagine bien.

      Bonne fin de soirée à vous deux - Bisous.

      Supprimer
  7. Love love, love that last photo... :) Awww, so sweet!!!

    RépondreSupprimer
  8. Bonsoir Mister Damien!

    Le témoignage que ton offre ce lecteur se veut fort émouvant!

    Une petite visite rapide avant la venue tant désiré du week-end qui sera fort heureusement en mode repos!

    Je te souhaite une bonne et belle poursuite de ta semaine!

    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Mister Opti-Mystic !

      Nous voici enfin en weekend et tu peux donc passer en mode repos. Je te le souhaite très agréable, en mode décontracté avec toutefois de bonnes tensions là où c'est très agréable :)

      Bonne soirée - Bisous.

      Supprimer
  9. Damned, tu sais que suis porté sur le côté technique des choses et la dernière photo me laisse rêveur. Voici un calibre impressionnant et tentateur et le posséder doit impliquer plein d’exigences…. On peut se demander, d’ailleurs, si la taille n’est pas en partie un effet d’optique lié à la focale de prise de vue et au fait que la photo a été faite tout près du zob…
    Je compatis aux malheurs de Gauthier, même si cela ne risque pas de m’arriver, n »tait qu’homo à temps partiel (la stabilité cela vient des femmes et avec les femmes, avec les mecs je cherche autre chose, le « supplément sexe »). Il a aussi été confronté à un PB : « la séduction et la puissance du côté obscur de la Force », le fait que « quand on a dépassé les bornes, il a plus de limites », et qu’après on sent sale et on ne sent plus autorisé à approcher les colombes…
    Enfin, pour les clébards, c’est pas une bonne idée ! Je suis plutôt hardos par moments, mais m’en suis tenu à distance. Des mecs bien montés, si on est gourmand, ça se trouve, non ? Les homes, malheureusement, sont parois plus tentés que les hétéros par la fascination de l’abîme. Bonne reconstruction, mec !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut Charles,

      C'est tout l'art du photographe de savoir prendre les vues les plus avantageuses :)

      Bon weekend - Bisous.

      Supprimer
  10. Un histoire saisissante et une leçon surtout !!!
    Même pour cause d'amour déçu nous n'avons pas droit de mettre notre vie en danger. Nous devons toujours garder suffisamment de sang froid et nous protéger...
    Je comprend cette souffrance causée par l'amour pour l'avoir vécu, sauf que j'ai eu la chance de vivre un "happy end" et de vivre aujourd'hui avec mon ami...
    Je ne veux pas paraître un vieux con et un donneur de leçon.... Mais chers tous, prenez soin de vous, on a qu'une vie, couvrez vous !
    Bises mon bel ami !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui bien sûr, pour bien faire il faudrait pouvoir garder son sang froid en toute circonstance, ne jamais mettre sa vie en danger, se protéger...
      Mais, nous sommes tous des êtres bien fragiles q'un rien peut abattre. Heureux sont ceux qui peuvent s'appuyer sur une épaule solide sur laquelle s'appuyer quand plus rien ne semble aller. Car seul l'amour peut aider à vivre et sans amour rien n'a plus de sens.
      Bisous.

      Supprimer