vendredi 18 décembre 2015

Quand la chatte est partie, la grosse souris de papa danse


Pour changer un peu, c'est une histoire comique envoyée pas Stefan que je vous propose aujourd'hui. Je dois vous dire qu'elle m'a bien fait rire quand je l'ai lue, surtout que j'imaginais Christine Boutin dans le rôle principal. Oui, une femme dans le rôle principal, mais ne vous inquiétez pas, c'est une histoire gay... et même très très gaie.


MARIE-HÉLÈNE

Marie-Hélène Châtelain-de-Villadieu finit d'appliquer soigneusement son rouge à lèvres - qui n'avait d'ailleurs de rouge que le nom, puisqu'il était en fait d'une insipide teinte beige rosé. Toute autre couleur eut été si vulgaire. Elle essuya ensuite le coin de ses lèvres minces à l'aide d'un mouchoir en papier, puis vérifia dans le miroir de la salle de bains que son chignon était bien serré. Elle replaça la médaille en or de la Sainte Vierge qu'elle portait au cou de façon à ce qu'elle soit bien au centre, sur le chemisier blanc immaculé.
Tout était en place et la journée pouvait commencer.

Bien qu'elle n'en laissât rien paraître, Marie-Hélène était assez satisfaite d'elle-même. N'avait-elle pas, la veille au soir encore, renvoyé d'un ton sans appel Pierre, son mari, qui une fois de plus, suggérait qu'ils pourraient peut-être... tous les deux... si elle voulait... Ah, elle ne le lui avait pas envoyé dire !
Dieu merci, cela se produisait de moins en moins souvent. Presque plus jamais, à dire vrai. Les hommes ne sont vraiment tous que des porcs. Des porcs lubriques. À commencer par Pierre, celui qu'elle devait bien appeler son mari... cet espèce de primate au torse velu qui ne connaissait pas sa force, avec une croupe de percheron et surtout ce... ces... enfin, cette chose énorme, ridicule, baveuse... qu'il avait entre les cuisses et qui se dressait à tout propos et hors de propos. On aurait dit qu'il en était fier. Il passait tout son temps libre à courir, faire du sport, soulever des poids. Grotesque. Marie-Hélène, d'ailleurs, depuis la naissance de Louis, leur fils, voilà bientôt 14 ans, avait toujours refusé que Pierre ne l'approche.

La maternité... ah, parlons-en, de la maternité ! Une sale blague que la nature faisait aux femmes, oui... On n’était pas près de l'y reprendre. Tout ça pour ce gamin morveux qui ne causait que du désordre et des saletés et la regardait comme une étrangère, elle, sa mère, qui l'avait mis au monde. On n'attendait tout de même pas d'elle qu'elle s'en occupe, non ? Pourquoi pas qu'elle le prenne en affection aussi. Si ce n'avait été la nécessité de transmettre le patrimoine...

Heureusement, depuis quelques temps, son père s'occupait beaucoup de lui, restant même dormir dans la chambre de Louis, lorsqu'elle ne les retrouvait pas tous les deux endormis sur le canapé du salon. Il emmenait le petit garçon au sport, surveillait son travail scolaire, lui préparait ses repas. Cela économisait une baby-sitter. C'était toujours ça.

Oui, décidément, Marie-Hélène était satisfaite. Tout était sous contrôle. Ou presque. Les cachets de Nymphocalm que lui prescrivait son psy, une féministe convaincue, l'aidaient beaucoup, tout comme les quotidiennes douches vaginales glacées. Il y avait bien ce tic nerveux, cependant, qui, depuis quelques temps, agitait le côté droit de son visage, tordant le coin de sa bouche et la faisant cligner de l'œil par intermittence, mais sinon...

Sept heures sonnaient et c'était l'heure précise où Marie-Hélène quittait la maison chaque jour. Vêtue de son strict tailleur gris sombre, elle repassa par sa chambre au lit déjà refait pour y prendre son porte-documents et descendit l'escalier. Dehors, elle s'installa au volant de sa voiture avec, comme à l'accoutumée, un soupir d'aise, appréciant l'ordre et la propreté... la bonne odeur de pin des landes du petit sapin pendu au rétroviseur. Si différent du désordre que faisaient régner Pierre et son fils autour d'eux. Il y avait quand même de bons moments dans la vie.

Marie-Hélène se mit en route sans attendre. On l'attendait au "Royaume des Cieux", l'entreprise familiale d'objets de culte et images pieuses qu'elle avait héritée de ses parents qui l'avaient eux-mêmes héritée de leurs propres parents. Marie-Hélène dirigeait seule l'entreprise d'une main de fer dans un gant d'acier.

Sans toutefois dépasser la troisième, imperméable aux insultes et coups de klaxon des automobilistes qui la suivaient, Marie-Hélène se hâtait. Il ne s'agissait pas d'arriver en retard. Elle avait ce matin un rendez-vous important - une grosse commande en perspective sans aucun doute - avec Sœur Cécile, la responsable de l'Économat du Couvent de L'Ange Perpétrateur.

Profitant d'un feu rouge, une des voitures dont le conducteur trépignait d'impatience derrière elle depuis un moment, parvint à la dépasser. Au travers des vitres closes, Marie-Hélène pût lire sur les lèvres de l'homme les mots qu'il vociférait... Mal baisée !... mais les ignora. Tous des porcs. Seul comptait le rendez-vous avec Sœur Cécile et...
... Mon Dieu, comment était-ce possible ? Elle avait oublié dans sa chambre le bon de commande, celui pour les Saintes-Vierges jerrycans, celles que l'on pouvait remplir d'eau bénite ! Il fallait absolument que... Marie-Hélène se saisit de son téléphone portable et composa en hâte le numéro de la maison. Pierre pourrait sans doute le lui apporter. Pour une fois qu'il ferait quelque chose d'utile, celui-là... Ou bien alors Louis : on était mercredi et le garçon n'avait pas cours. Le téléphone sonnait dans le vide. Marie-Hélène essaya alors le numéro du portable de Pierre, sans plus de succès. Puis celui de Louis. Pas davantage de réponse.

Furieuse, Marie-Hélène dût se résoudre à faire sans attendre demi-tour, générant un concert d'avertisseurs autour d'elle, puis à reprendre le chemin de la maison. Elle ne pouvait vraiment compter que sur elle seule. Ils allaient l'entendre, ces deux-là... sans doute occupés à jouer au ballon dans le jardin ou quelque autre ineptie de ce genre dont ils rentreraient couverts de sueur et de boue, riant et fiers d'eux-mêmes. Ridicule.

De retour, Marie-Hélène gravit rapidement l'escalier et récupéra le bon de commande oublié. Elle s'apprêtait à redescendre, le pied sur la première marche, lorsqu'elle entendit du bruit. C'était des voix... oui des voix. Elles provenaient de la chambre de Louis dont la porte était entrouverte.
– C'est bien... Oh c'est bien... c'est tellement mieux, le mercredi, hein Papa... ?
– Oui Louis... c'est vrai... c'est... bien ! Oh Louis...
– Les autres jours, à cause de l'école, on n'a qu'une demi-heure après qu'elle soit partie, mais le mercredi...
Marie-Hélène se figea, dressant l'oreille. Qu'est-ce que cela voulait dire ?
– Louis, je... oh c'est tellement bon... si tu savais comme je t'aime, mon Louis !
– Je... je t'aime aussi, Papa... tellement fort... Oh... oh Papa, oui, oui... !
– Tu me sens, Louis ... ? Tu me sens bien... ?
La bouche sèche, Marie-Hélène avait le cœur qui battait vite, trop vite. Tout cela n'avait, ne pouvait avoir aucun sens. Derrière la porte entrouverte, les voix se faisaient plus fortes.
– Aaaah... Oooohh Papa... papa... c'est... oh c'est si gros, tu es si gros...
– Mais tu aimes ça, Louis... hein ? Dis-moi comme tu aimes ça...
– Oui Papa... oui... c'est... tu es si... Oh, Papa... plus loin, plus profond, s'il te plaît...
Marie-Hélène s'approcha, la main sur la poignée de la porte. Elle ne pouvait... pourtant il fallait qu'elle sache, qu'elle...
– Ouvre-toi bien, Louis... je vais te faire du bien une autre fois, tu vas voir...
– Papa... je... je sens que çà vient encore... et... et toi... tu...
– Oui... oui Louis... tu me veux, hein... tu me veux tout au fond... ?
Marie-Hélène ouvrit la porte en grand, d'un coup. Elle ne comprit tout d'abord pas ce qu'elle vit. Son esprit refusait de donner aucun sens à la vision qui s'offrait à elle. Comment aurait-il pu ? Là, devant elle, sur le sol, recouvrant presque entièrement la silhouette adolescente de Louis, le grand corps musculeux et nu de Pierre se mouvait en cadence, ses hanches allant et venant d'avant en arrière entre les cuisses largement ouvertes du jeune garçon dont les pieds reposaient sur les épaules épaisses de son père. Louis, couché sur le dos, comme écrasé sous le poids de son père dont il enserrait le cou de ses deux bras noués, semblait extatique, les yeux clos, la langue dardée hors de la bouche, la tête roulant de droite et de gauche, hagard, répétant inlassablement ses exhortations. Pierre, quant à lui, ses grandes mains maintenant en place les hanches de son fils, le soulevant à bonne hauteur pour recevoir ses assauts implacables, égrenait une litanie d'obscénités dont Marie-Hélène ne percevait pas entièrement la signification, seulement qu'elles assimilaient l'homme à un animal en rut et le garçon à un... à une... Tous les muscles du dos de Pierre, saillants et couverts de sueur, donnaient à voir leur action coordonnée, rythmique, implacablement régulière. Au contraire de Louis qui s'abandonnait totalement, son père semblait maîtriser la montée de leur plaisir avec une force toute virile et contrôlée. La chambre du garçon était emplie d'un parfum chaud et musqué, et résonnait d'obscènes bruits de succion mouillée.

Louis fut le premier à apercevoir sa mère, croyant d'abord à une hallucination causée par le plaisir incroyable qu'il sentait monter en lui pour la troisième fois depuis qu'il s'accouplait avec son père ce matin. Suivant le regard du garçon sous lui, Pierre tourna la tête et vit alors Marie-Hélène à son tour. Tous deux cependant, étaient bien trop près d'atteindre à l'orgasme pour pouvoir s'arrêter. Ils firent alors la seule chose qu'ils pouvaient faire et ignorèrent Marie-Hélène. Louis referma la yeux et soupira..
– Baise-moi, Papa... baise-moi bien... !
... tandis que son père, se vidant en lui, vociférait inlassablement..
– Je jouis Louis... je jouis en toi... je jouis... oh Louis... !
Le trop plein de sperme blanc et épais qui s'écoulait de la fente ouverte du petit garçon, sous son père qui continuait ses va-et-vient, fut la dernière chose que vit Marie-Hélène. Elle poussa un grand cri, puis sa vision se brouilla. Tout devint rouge sang devant ses yeux, puis s'assombrit. Elle porta la main à sa tempe, faiblement. Les bruits, les voix devinrent lointains, s'estompèrent puis disparurent. Elle s'écroula sur le tapis, morte.

Sur le sol, Pierre dégagea à regret, lentement, son sexe énorme, raide encore et laissant échapper les dernières gouttes de sa jouissance... du délicieux anus qui lui procurait tant de plaisir. En appui sur ses avant-bras puissants, il déposa un tendre baiser sur les lèvres de Louis qui revenait tout doucement à lui, un sourire béat sur son visage.
– Allez, viens me donner un coup de main, Louis. C'est ta mère, après tout... !

Je pense qu'il est inutile de vous préciser que les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.


 Si vous avez des fantasmes, des récits imaginaires ou expériences vécues en rapport avec les thématiques de ce blog, vous pouvez nous les raconter en détail en m'écrivant (zobadada@gmail.com) ou en utilisant le formulaire de contact qui se trouve à droite. Je le mettrais sur le blog pour que tout le monde en profite :)


Bonne fin de semaine !

8 commentaires:

  1. Le beau barbu est aussi beau que son chat (j'adore les chats, mes parents en ont quatre).
    L'histoire est géniale et marrante. Très bien écrit, pleine d'humour.

    J'ai demandé à Philippe de s'imaginer si nous nous étions fait surprendre dans cette situation par sa femme, ce qu'il se serait passé.
    Il m'a dit que j'étais un petit con de penser à çà et qu'heureusement ce ne s'est pas passé comme çà. Il aurait eu trop la ouelle. Il préfère que ce se soit passer en douceur.
    Je le comprends, cela ne m'aurait pas plus non plus. Je n'aurais pas aimé non plus que mes parents me découvre dans cette position.

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    1. Bonsoir Corentin,

      En effet, il vaut mieux éviter de se retrouver dans une situation pareille :)

      Bonne soirée à vous deux - Bon weekend - Bisous.

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  2. bonjour!

    j'aime la goutte de l'image finale!! l'elixir d'amore est si bon!!!!

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    1. Elle est là pour toi, Xersex. Tu peux lécher :)

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  3. Bonjour Mister Damien!

    Un petit passage rapide durant ma journée de repos pour te souhaiter une bonne et agréable fin de semaine!

    Bisous ;)

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    1. Bonjour Mister Opti-Mystic !

      Merci. Une bonne journée à toi aussi et un agréable weekend même si c'est au travail.

      Bisous.

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  4. j'ai cru que c'était l'histoire de la boutin !! hélas, hélas, non !

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    1. Bonjour Badinguet,

      Ah non, c'est une histoire fictive et pas l'histoire vraie de la Boutin mais j'ai pensé à elle en la lisant. Ca me ferait bien rire si une telle aventure lui arrivait. J'imagine sa tête en voyant son mari et cousin baiser avec son fils :)

      Bonne semaine - Bisous.

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