mercredi 10 février 2016

Blasphème 1882 - Conte sexuel et pédérastique de Stefan


Le récit bandant de Stefan proposé cette fois-ci me fait penser aux histoires qu'on racontait jadis le soir au coin du feu, lorsque les enfants étaient couchés, pour se faire peur du diable et se rappeler qu'il fallait rester sur le droit chemin édicté par Dieu. Je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir...


L'homme courait.

En de longues enjambées puissantes et régulières, il courait, foulant la terre lourde et sombre des bois et la tourbe humide des sillons dans les champs, courant sans jamais s'arrêter. La nature s'extirpait avec peine de la torpeur de la nuit et le soleil, au ras de l'horizon rouge encore, commençait seulement à sécher la rosée de l'aube, la transformant en une brume légère qui s'attardait au ras du sol. La campagne Toscane, en cet automne de la fin du 19ème siècle, s'éveillait à une nouvelle journée chaude et dorée.

Les paysans qui voyaient passer l'homme chaque matin ne relevaient la tête qu'un instant, retournant aussitôt à leur tâche ingrate après s'être signés rapidement. Lui ne les voyait pas, courant toujours. Épuisant son corps et son esprit, s'efforçant de dominer le feu qui embrasait l'un et l'autre en consumant inexorablement son être tout entier, il courait sans relâche.

Parvenu aux confins du village, il ne ralentit pas son allure, cependant, avant d'atteindre le vieux portail qui tenait clos le petit jardin de sa maison. Là seulement, hors d'haleine, trempé de sueur, son mince pantalon de toile et son maillot de coton blanc étroitement collés à sa peau brune qu'ils laissaient deviner, il s'adossa au bois vermoulu du vantail. Les yeux clos, le corps en feu, le cœur emballé, il tentait de reprendre son souffle.

Mon Dieu, je Vous en prie... aidez-moi !

Au bout de quelques minutes et sans qu'il semblât avoir reçu l'aide espérée, l'homme se dirigea à pas lents vers sa demeure sans un regard pour les carrés de légumes du potager, si bien ordonnés, avec leur bordure de buis taillé et leurs hautes rames où mûrissaient lentement des tomates aussi rondes et rouges qu'un cardinal. Sa maison, adossée à l'église, n'était jamais fermée à clef. Il poussa donc la porte et entra dans la cuisine qui constituait, avec la chambre, l'unique pièce de son humble demeure.
Debout devant le vieil évier de pierre, il se déshabilla entièrement, quittant ses vêtements mouillés et ses sandales de corde. Nu et tout luisant de sueur encore, il actionna la pompe rouillée et s'aspergea longuement d'eau froide, inondant le carrelage vétuste, créant une flaque qui allait s'élargissant sous lui. Grand et large d'épaules, presque un colosse, l'homme était puissamment charpenté et chacun de ses muscles se devinait sous la peau sombre. Son large poitrail s'ornait d'une toison plus brune encore, tout comme ses cuisses épaisses et ses forts avant-bras. Son visage aux traits réguliers et virils était beau et, sous les cheveux noirs et drus, les yeux doux, presque tristes, y contrastaient singulièrement avec la dure mâchoire dont on pouvait voir les muscles crispés sous la barbe bleuie. Le sexe massif de l'homme lourdement gorgé de sang et dressé en une érection spectaculaire, palpitait contre son estomac au même rythme que ses tempes.

L'homme l'ignora et, ouvrant la haute armoire de bois sombre et luisant, en sortit du linge propre et frais, un pantalon noir, une chemise de lin immaculé, un caleçon un peu élimé mais d'une propreté irréprochable et qui portait encore le parfum des champs où il avait séché, comme tout son linge. Il s'en vêtit puis, avec grand soin, enfila la soutane noire et redevint le Padre Joseph.

Bien qu'il ne fût qu'à peine 9 heures, le soleil était déjà haut et la chaleur étouffante. Dans l'église, cependant, la pénombre demeurait, tout comme l'odeur de cire, d'encens et de poussière. Deux visiteurs attendaient le Père Joseph, assis en silence sur l'un des bancs de bois. Un homme aux cheveux noirs en bataille mais dont la courte barbe était taillée en pointe avec grand soin, vêtu d'un pantalon de grosse toile et d'une veste de velours côtelé, son chapeau sur les genoux, tenait la main d'un jeune garçon assis en silence près de lui. La paroisse était bien trop pauvre pour qu'aucun bedeau ou sacristain n'ait pu les annoncer. Ce fut donc le Père Joseph lui-même qui vint à eux.
– Bonjour, mes amis, bonjour...
L'homme se leva sans lâcher la main du petit garçon, l’entraînant dans son mouvement.
– Bonjour Padre...
Il mit un genou à terre et prit la main du Père qu'il baisa. Puis il se tourna vers le garçon qui s'agenouilla à son tour et se saisit de l'autre main du Père Joseph sur laquelle il posa ses lèvres. A la surprise de celui-ci, le jeune garçon inclina alors son visage sur le côté et posa doucement sa joue sur les doigts du Père qu'il tenait toujours entre ses deux mains fines et pâles. Les yeux fermés, il resta ainsi un long moment pendant lequel il sembla au Père que le temps s'était arrêté. Dans l'ombre de la nef, toutefois, le Père Joseph ne distinguait pas nettement les traits de l'adolescent. Lorsque celui-ci releva la tête, tournant son visage vers le prêtre qu'il dévisageait maintenant de ses grands yeux clairs, le Padre sursauta et retira sa main plus vite qu'il ne l'aurait voulu, le cœur battant.
– Venez, venez mes amis... suivez-moi.
L'homme et le jeune garçon suivirent le Père jusqu'à la sacristie, où le Père Joseph, après avoir refermé la porte, les fit asseoir. L'homme, son chapeau à la main, s'assit sur un banc raide qui courait le long du mur, tandis que le garçon restait debout. Le Padre prit place sur un siège de bois sombre et poli à haut dossier, ses yeux errant de droite et de gauche dans la pièce qu'éclairait un vitrail multicolore, évitant l'homme et le garçon. En de brefs instants, une étrange lueur rouge dansait dans les yeux sombres de l'homme à la courte barbe, disparaissant soudain pour réapparaître aussitôt, comme la flamme d'une chandelle vacillant dans le vent et que l'on croit toujours sur le point de s'éteindre. Le Père Joseph le nota sans vraiment s'y attarder. Il s'agissait sans doute du jeu de la lumière traversant le vitrail.
– Que... que puis-je pour vous, mes amis ? Qu'est-ce qui vous amène, Don Vincenzo ?
– Padre... Mon Père... nous ne sommes pas riches, vous savez, mais nous sommes de bons croyants. Nous sommes très pieux et nous voulons... notre famille voudrait... vous témoigner notre attachement et notre reconnaissance...
L'homme s'exprimait lentement, non pas, comme on eût pu le croire, parce qu'il hésitait ou cherchait ses mots mais plutôt, et le Père Joseph le comprit, parce qu'il guettait les réactions de celui-ci sur son visage.
– C'est trop aimable... vous... vous êtes trop aimable, Don Vincenzo, mais je ne...
– Si, si Padre... écoutez-moi, je vous en prie. J'ai pensé... nous avons pensé, ma famille et moi-même... Padre Joseph, il vous faut quelqu'un... un enfant de chœur, pour vous aider... pour la messe... et tout le reste.
L'homme avait baissé la voix et chuchotait presque, à présent, comme s'il confiait quelque secret au prêtre.
– Don Vincenzo, vraiment... c'est... vous êtes trop gentil, mais...
Le souffle du Père Joseph était court et de fines gouttes de sueur perlaient à son front. Pourquoi le nier ? Il savait... il avait su dès qu'ils étaient entrés dans la sacristie, ce que l'homme venait lui offrir. Ses yeux le transperçaient, pénétraient jusqu'au tréfonds de son âme, y lisant les secrets les mieux gardés.
– D'ailleurs... d'ailleurs, j'ai déjà... quelqu'un..., parvint enfin à articuler dans un souffle le Père Joseph.
Sa voix était presque inaudible et pourtant il semblait au Padre Joseph qu'il hurlait, que le village entier, la terre toute entière pouvaient l'entendre. Le sang battait à ses tempes, à ses oreilles, dans ses yeux même, qu'il s'efforçait de tenir au loin.
L'homme sourit doucement.
– Je sais, je sais, Padre... Paolo ! Mais il est trop âgé pour vous, il a déjà presque 17 ans. Et puis... tous ces boutons sur son visage... Tandis que... Approche, Giuseppe !
Les doigts crispés à se rompre sur les accoudoirs de bois lisse, leurs phalanges blanches tant le sang s'en était retiré, le dos raidi contre le haut dossier, le Père Joseph ne put faire autrement que poser les yeux, finalement, sur le jeune garçon qui s'était avancé vers lui et dont il venait d'apprendre qu'il se nommait Giuseppe.
– C'est mon dernier né, Padre. N'est-ce pas qu'il est beau ?

Le jeune garçon était bien autre chose que beau. Son visage, qu'il avait tourné vers le Père, aurait pu être né sous les doigts miraculeusement habiles d'un peintre préraphaélite. Les traits purs et sans défaut étaient ceux des anges tels qu'on les voit aux plafonds des chapelles et ses yeux immenses étaient du même bleu limpide que le manteau de la Vierge dont la statue se trouvait au-dessus de l'autel. Ses cheveux bouclés étaient si blonds qu'ils en étaient presque blancs, une rareté dans une contrée où les garçons aux yeux comme des olives noires ont la peau et le poil brun. Les lèvres roses du garçon, pleines et rondes, étaient finement ourlées et, entrouvertes, elles esquissaient un sourire que le Père Joseph ne savait pas interpréter.

L'homme s'était levé et, sans quitter des yeux le prêtre, il défit l'adolescent de sa chemisette sans prendre la peine de la déboutonner, la passant simplement par-dessus sa tête, tandis que le garçon levait docilement les bras. Un genou à terre, il entreprit ensuite de débarrasser le jeune Giuseppe du pantalon court qu'il portait. Il lâcha le bouton de la ceinture et, le vêtement tombé à ses pieds, le garçon fit un autre pas en avant. Il ne portait aucun sous-vêtement et c'est entièrement nu qu'il se tenait à présent devant le Padre, souriant toujours et sans gêne apparente.

Le Père Joseph voulut parler, demander que ... non, s'il vous plait... mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il ne put que répéter mentalement, une fois encore, sa muette prière.
– Mon Dieu, je Vous en prie... Mon Dieu, s'il Vous plait... Aidez-moi, aidez-moi !
Le corps du jeune garçon, divinement formé, était lisse et pâle et doux au regard comme du lait de brebis. Ses petits tétons roses, pointant sur des seins ronds, paraissaient presque bruns sur sa peau à la blancheur crémeuse et dépourvue de la moindre pilosité. Giuseppe n'était que rondeurs sensuelles et courbes affolantes, de ses fesses rebondies à son nez petit et retroussé, de sa jeune virilité imberbe à ses doigts de pieds juvéniles.

La lueur rouge apparut à nouveau dans les yeux de l'homme, plus vive.
– Et vous savez, Padre... continua-t-il... avec ses cinq frères à la maison, sans parler des garçons à la ferme... j'ai eu bien du mal à vous le garder vierge ! C'est bien simple, je n'osais plus l'envoyer à l'école, Nom de Dieu... Oh pardon, Padre ! Mais il est vierge, Padre. Giuseppe est vierge, je peux vous l'assurer. Tourne-toi, Giuseppe... là, penche-toi, à présent...
Sous les yeux du Père qui ne respirait plus qu'à peine, l'homme avait fait pivoter l'adolescent qui offrait maintenant à la vue sa croupe ouverte, les cuisses légèrement écartées, les reins cambrés, les mains en appui sur ses genoux. L'homme posa ses deux grandes mains sur les fesses offertes du garçon. Il les caressa longuement, son regard toujours fixé sur le Padre, comme pour mieux en souligner, à son intention, la douceur et la fermeté. Puis il les écarta davantage, exposant plus encore l'intimité de Giuseppe. Comme halluciné, le Père Joseph pouvait voir la fine humidité qui faisait luire le petit anus lisse, rose et serré. Il lui vint à l'esprit que, s'il faisait fort chaud au dehors, l'atmosphère de la sacristie était fraîche. Cette moiteur - il se sentait perdre pied - ne pouvait qu'être l'expression du désir du jeune garçon. Le corps de Giuseppe, en sa partie la plus intime, réagissait à la caresse impie de son père et réclamait davantage. L'homme fit d'abord aller et venir sans vergogne son majeur de haut en bas, lentement, tout au long de la raie lisse, arrachant des gémissements à Giuseppe, prometteur des plus incroyables plaisirs. Son doigt s'arrêta bientôt sur l'orifice et, souriant toujours au prêtre, le père appuya doucement comme s'il cherchait à le pénétrer, mais il y renonça et, avec deux de ses doigts épais, il entrouvrait maintenant les lèvres douces, dévoilant un peu plus encore l'intérieur du jeune garçon. Celui-ci gémit faiblement et amena lentement sa main à son entrejambe.
– Il est vierge... répéta-t-il.
L'homme abandonna le petit anus et, alors que Giuseppe soupirait de désir inassouvi, il fit glisser sa main un peu plus bas entre les cuisses et se saisit des parties du garçon qui tressaillit légèrement. Entre ses doigts, il fit rouler les testicules, le membre raidi de Giuseppe se nichant de lui-même dans la paume ouverte de son père. Il laissa ainsi quelques instants sa grande et forte main où le jeune garçon, en de légers mouvements de ses hanches, faisait à présent aller et venir son sexe en gémissant, son père complice de son plaisir incestueux. Lorsqu'il la retira et, tendant le bras, l'offrit aux regards du Père, celui-ci y vit une autre marque du désir brûlant qui habitait le garçon, cette trace luisante et visqueuse. En son devant aussi, Giuseppe mouillait.
L'homme éclata de rire et, devant le Padre pétrifié, il lécha sa main ouverte, puis il ajouta :
– Vous ne pouvez le refuser. Vous ne pouvez nous refuser, Padre. Comment pourrais-je m'en retourner et leur dire à tous que vous n'avez pas voulu de notre Giuseppe... que vous ne l'avez pas trouvé à votre goût ? Que diraient ses frères, Padre ?
Pétrifié, le souffle court, le Père Joseph restait muet, contemplant en lui-même les flammes de l'enfer qui le dévoraient et dont le feu semblait se concentrer en son sexe dur et douloureux qui mouillait sans relâche son sous-vêtement, son pantalon même, sous la soutane noire.
– Mon Dieu, je Vous en prie... Je Vous en prie...
Alors c'est entendu, n'est-ce-pas, Padre ? Je vous amènerai le petit ce soir, après les vêpres. Vous lui montrerez... tout ce qu'il doit savoir... comment vous satisfaire. L'homme n'attendit pas d'autre réponse du prêtre. La lueur rouge, telle une braise, flamboyait plus vivement que jamais dans ses yeux noirs. Tandis que l'adolescent se rhabillait sans hâte, Don Vincenzo s'agenouilla devant le Père dont il détacha avec peine l'une des mains toujours crispée sur l'accoudoir du siège pour la baiser. Giuseppe se contenta d'une rapide génuflexion et les deux sortirent sans bruit, sans rien ajouter, refermant derrière eux la porte de la sacristie, laissant le Père Joseph aux prises avec les tourments de l'enfer.

Sept heures sonnaient lorsque l'homme et le garçon pénétrèrent dans l'église pour la seconde fois ce jour-là. Tout le jour, la chaleur avait été terrible. Elle était suffocante, à présent que l'après-midi touchait à sa fin et tandis que, sur la petite place déserte, tourbillonnait la poussière emportée par de subites bourrasques, l'on pouvait entendre au loin les premiers grondements d'un orage qui ne tarderait plus. A l'intérieur de la bâtisse, tout était sombre et calme et frais, pourtant. L'homme ôta son chapeau et, lâchant la main de son fils, tendit à Giuseppe le panier de pommes rouges et brillantes qu'il portait.
– Tiens, Giuseppe... tu donneras ceci au Padre Joseph, n'est-ce-pas... de la part de notre famille.
L'homme s'effaça dans l'ombre des voûtes et laissa aller le garçon. Giuseppe, son panier à la main, remonta l'allée centrale. Le Père Joseph, agenouillé au pied de l'autel, seul, priait. Giuseppe hésita, ne sachant que faire. Il ne pouvait interrompre le Padre dans sa prière. Il s'assit alors au banc du premier rang, le panier en équilibre sur ses genoux nus.

Le Père Joseph sentit sa présence et se releva. Saisissant la main du garçon, il l’entraîna presque brutalement.
– Viens.
Le panier tomba et les pommes roulèrent sur le dallage ancestral de l'église que tant de pas, tant de génuflexions depuis des siècles, avaient poli jusqu'à l'usure. Giuseppe, navré, se retourna pour considérer le désastre puis, emmené dans le sillage du Père qui l’entraînait rapidement, décida que ce n'était pas bien grave, après tout.

Le Padre, une fois dans la sacristie, décrocha dans l'armoire une des robes destinées aux enfants de chœur. Rejetant le long vêtement rouge sang, il ne garda que le surplis de dentelle brodée, blanc et diaphane. Fébrile, les mains tremblantes, sans un mot, il déshabilla entièrement le garçon comme son père l'avait fait ici le matin-même. Giuseppe, docile comme à son habitude, souriait doucement. Lorsqu'il fut nu au milieu de la pièce, le Père Joseph le revêtit du surplis transparent. Le garçon, nimbé de blancheur arachnéenne, semblait plus nu encore que s'il avait été nu, plus vulnérable aussi. Le vêtement, malgré les larges plis qui se drapaient autour de lui, ne dissimulait en rien le corps parfait de Giuseppe. Les fleurs de la broderie se dessinaient sur sa peau lisse en de fines guirlandes immaculées s'enroulant à ses épaules, ses cuisses, son ventre. Les larges manches découvraient ses avant-bras et ses poignets délicats. Plus que jamais, Giuseppe, ainsi vêtu, semblait sorti d'une fresque de la Renaissance, du moins de quelque version érotique et perverse de celle-ci, peut-être voulu par un Prince d'alors pour orner les murs de son palais à Venise ou à Florence.

Le tenant fermement par la main, le Padre Joseph entraîna avec force, à grandes enjambées, l'adolescent qu'il ramena dans l'église, à l'autel dont il gravit en hâte les marches. En un geste large du bras, il balaya tout ce qui était disposé en un ordre immuable, séculaire et parfait sur l'autel de marbre, juste au moment où retentit le fracas du tonnerre. En un vacarme épouvantable, le ciboire, le calice, l'ostensoir roulèrent au sol où se brisa aussi un vase de verre coloré qui contenait de grands lys. Le ciel, dehors, était d'un noir d'encre à présent, bien que la nuit de fût pas encore tombée. A l'intérieur de la vieille église, l'obscurité était quasi totale à présent. Le premier éclair illumina la voûte toute entière, révélant un court instant le père de Giuseppe, adossé à l'un des piliers, qui avait sorti son sexe de son pantalon et, le tenant à la main, contemplait la scène qui s'offrait à ses yeux.

Le Père Joseph saisit Giuseppe par la taille et, le soulevant sans effort, le déposa sur l'autel froid et lisse, le couchant sur le dos. Il se hissa à son tour et contempla un instant le garçon si beau, si docilement offert, puis il remonta brusquement le surplis de dentelle, le découvrant presque entièrement. Ouvrant les cuisses du garçon, il se pencha avidement sur son entrejambe. Giuseppe eut à peine le temps de sentir le souffle brûlant du Père sur son ventre, que déjà celui-ci refermait ses lèvres sur son pénis dressé, avalant sa jeune virilité toute entière. La langue chaude et mouillée contournait les testicules serrés du garçon, caressait la jeune tige dressée, mettant le gland décalotté au supplice.

Giuseppe, à la recherche de son souffle, gémissait, sa tête roulant de droite et de gauche, froissant quelques lys qui jonchaient encore le marbre froid, répandant le parfum sucré, doucereux que contenait leur pistil jaune. La langue, les lèvres, la bouche du prêtre enflammaient son entrejambe et leur chaleur se répandait dans tout son corps, irradiant jusqu'à ses seins qu'il sentait gonfler et se dresser, gagnant aussi cet endroit, entre ses fesses, tout au fond. Là, il sentait cette moiteur l'envahir, comme lorsque son père le touchait parfois, comme ce matin devant le Père Joseph.

Le Padre se défit de sa soutane, puis, levant les yeux, il se signa plusieurs fois de suite, rapidement.
– Mon Dieu, mon Dieu... pardonnez-moi car je vais pécher...

Ouvrant son pantalon, il libéra son sexe énorme et mouillé et l'amena à l'entrée du garçon qui, instinctivement, ouvrit encore les cuisses, plaçant ses pieds délicats sur les larges épaules de l'homme. Là, l'anus serré et palpitant embrassa le gland turgescent, d'un rouge sombre et leurs moiteurs se mêlèrent, ne formant plus qu'une. Sans excès de ménagements, le Père Joseph s'enfonça en Giuseppe lentement, profondément, implacablement et, bientôt, ils furent étroitement unis en un seul corps.
– Dis-le Giuseppe. Dis-le...
Le garçon, ahanant, restait muet.
– Dis-le, Giuseppe...
– Notre Père...
– Oui, Giuseppe...
– ... qui... qui êtes aux Cieux...
Le Padre, les yeux clos, commença ses allées et venues entre les cuisses du jeune garçon.
– Que Votre nom...
Lentement d'abord, puis de plus en plus rapidement, le Père s'enfonçait dans l'intimité de Giuseppe, en ressortant presque entièrement pour y entrer à nouveau, forçant le passage des lèvres anales distendues autour de son membre énorme et luisant, laissant à chaque fois plus de traces humides de son passage à l'intérieur des cuisses.
– ...soit sanctifié...
Giuseppe, délirant, accusait chacun des coups de reins puissants du Père, sa tête blonde et bouclée cognant dangereusement sur le marbre de l'autel. Le Père le maintenait par la taille de ses grandes et fortes mains, l'immobilisant, le tenant à la merci de son plaisir. Il le touchait au plus profond de son jeune corps, là où il n'avait jamais été touché. Presque chaque coup de boutoir de l'homme qui, comme pris de folie, s'activait entre ses jambes, au-dessus de lui, l'amenait à un orgasme et Giuseppe avait déjà joui plusieurs fois sous les assauts du prêtre depuis qu'il le pénétrait.
– Que Votre votre...
Le Padre Joseph, déjà, sentait toute conscience, tout contrôle l'abandonner. La caresse étroite du canal de Giuseppe sur son sexe en feu, à chaque fois qu'il s'enfonçait toujours plus profondément en lui, le rendait fou, lui procurant un plaisir qu'il n'eût jamais cru possible en ce monde. Sans lâcher la taille fine du garçon, il se pencha et mordit l'un des tétons, puis l'autre, arrachant à chaque fois un cri de plaisir à Giuseppe. L'adolescent porta les deux mains à ses seins, sans les couvrir toutefois, offrant au Padre plus qu'il ne les lui dissimulait les tétons soudain rougis qui pointaient entre ses doigts.
– ... volonté... volonté...
Les testicules énormes dans lesquels bouillait la sève de l'homme s'écrasaient encore et encore à la fourche du garçon, cognant avec violence, touchant le petit en un endroit si sensible qu'ils lui arrachaient des gémissements. Giuseppe était si mouillé, le Père le mouillait tant aussi, que les bruits humides et obscènes de leur accouplement contre-nature résonnaient jusqu'en haut de la nef, au-dessus de leur tête.
– ... soit faite...
Une fois encore, le Père Joseph amena le garçon à une jouissance brutale, violente, complète, lui offrant un autre orgasme qui lui fit presque perdre conscience. Giuseppe se cabra comme un jeune poulain que l'on monte de force, se cambra pour recevoir le sexe de l'homme plus profondément encore en lui, contracta son anus en un spasme, une succession de spasmes violents.
– ... sur la terre...
Le Père Joseph se répandit au fond, tout au fond du garçon en un flot épais, bouillant, impétueux, incontrôlable dont le trop-plein s'écoula entre les cuisses de l'enfant. Tandis qu'il chevauchait la crête de son orgasme, et avant même que ne l'engloutisse le sentiment du péché, le tonnerre éclata à nouveau, plus proche, plus violent encore cette fois, son fracas résonnant sous la nef de l'église. Les yeux clos, l'esprit chaviré, le corps anéanti dans la jouissance, il n'eut jamais conscience des premières pierres, puis de la voûte toute entière qui s'effondraient sur eux, les ensevelissant sous un enchevêtrement de poutres et de moellons, les noyant sous le torrent de l'orage mêlé de poussière qui s'engouffra par l'ouverture du toit, par celles des vitraux qui volèrent en éclats, de la porte dont les deux battants, ouverts à la volée par la bourrasque, se fracassèrent soudain en un vacarme assourdissant contre les murs de pierre.

Dans l'ombre, on ne voyait du père de Giuseppe que les yeux illuminés de la lueur rouge ardente, pas les deux cornes que ne dissimulaient plus qu'à peine les cheveux noirs en bataille, ni les sabots fourchus de ses pieds, sur lesquels se répandait interminablement son sperme noir et fumant.

La mort du Père Joseph attrista grandement le petit village de Toscane. Tout le monde l'aimait, même si tous durent reconnaître qu'ils avaient peu connu, finalement, le colosse brun et solitaire qui contraignait chaque jour son corps et son esprit en d'interminables courses à travers la campagne. Un nouveau prêtre envoyé par l'évêché, sans surprise, remplaça bientôt le Padre Joseph et l'église fut reconstruite l'année suivante.

Chacun, toutefois, s'accorda à dire que cela avait été une bénédiction, une faveur du Ciel, une manifestation de Sa bonté sans limite, que l'orage eut ainsi réduit à néant la petite église après les vêpres, à une heure où seul s'y trouvait le Padre Joseph dont on avait sorti le corps horriblement mutilé des décombres. Personne d'autre, Dieu merci, non personne.

Le Diable en rit encore.


Ce récit vous a-t-il plu ? Vous a-t-il excité et fait bandé ? Faites-le savoir à Stefan dans les commentaires ci-dessous. Quelques mots de remerciement et/ou d'encouragement ne coûtent rien si ce n'est un tout petit peu de votre temps. Par contre, ils peuvent faire plaisir à Stefan qui a passé un temps plus important à écrire l'histoire.

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18 commentaires:

  1. Un vrai plaisir de lire de tel récit bien écrit et très excitant en même temps , perso j'adore et j'en redemande

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    1. Tout à fait d'accord avec toi. Stefan est très talentueux.

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  2. Très limite dans la morale, sulfureux mais excitant.

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    1. Disons-le carrément, c'est diaboliquement excitant. Et qui dit diabolique, dit immoral.

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  3. Oh, daddy! And the one in the church... HELL YES!

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    1. Yes ! The devil and the hell are at the center of this story.

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    2. Les trois premières photos sont très belle, mecs superbes.

      La dernière, c'est Philippe ou moi il y a moins d'une heure. HI HI HI !!!

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    3. Ah ah ! vous vous êtes bien vidés :)

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  4. Un récit fort excitant à lire avec un coup de coeur (et non pas un coup de queue lol) pour la troisième et dernière photos.
    Il est bon d'être en repos (pour 4 jours) et ainsi pouvoir rattraper le temps nécessaire de se plonger dans l'ensemble de ses articles qui procurent tant de bien être :)

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    1. Bonjour Mister Opti-Mystic !

      Un coup de queue sur la dernière photo, ça l'aurait fait aussi :)

      Bisous.

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    2. Il est vrai que le jeune homme de la dernière photo aurait eu tout le loisir de sentir ma queue lui procurer un certain bien être!

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    3. Avec un cul pareil, ça doit entrer comme dans du beurre :)

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  5. j aime l’histoire jais connu sa , j aurais bien bouffer le cul du gamin et avaler le sperme qui en sort,et l enculer dans le sperme, je me suis branler et joui dans mon slip il est trop beau se petit, j aimerais d autre histoire père fils,

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    1. Tu as connu ça ? Quoi, le diable ? Nous l'avons tous au corps !

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    2. si tu veux on peux en parler ,j aime enculer dans un cul plein de sperme et facile reconnais que se petit cul fais envie

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    3. J'imagine que tu parles de la dernière photo, le petit cul accueillant qui n'attend que ça

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    4. j'ai adoré je me suis branlé l'hostie ql délice j'epère trouver de cette bonne lecture et satanmabite

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    5. Et quand Satan t'habite, ça tend ta bite !

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